{"id":797,"date":"2018-01-28T14:53:25","date_gmt":"2018-01-28T13:53:25","guid":{"rendered":"http:\/\/attacmaroc.org\/fr\/?p=797"},"modified":"2020-08-20T15:30:36","modified_gmt":"2020-08-20T14:30:36","slug":"les-impacts-des-accords-de-libre-echange-conclus-par-le-maroc-accentuation-de-la-dependance-et-pillage-des-ressources","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/2018\/01\/28\/les-impacts-des-accords-de-libre-echange-conclus-par-le-maroc-accentuation-de-la-dependance-et-pillage-des-ressources\/","title":{"rendered":"Les impacts des accords de libre-\u00e9change conclus par le Maroc : accentuation de la d\u00e9pendance et pillage des ressources"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><strong>Les impacts des accords de libre-\u00e9change conclus par le Maroc : accentuation de la d\u00e9pendance et pillage des ressources<\/strong><\/p>\n<p>OMAR AZIKI<\/p>\n<p><strong>Ouverture lib\u00e9rale impos\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Le d\u00e9veloppement \u00e9conomique du Maroc est historiquement entrav\u00e9 par sa d\u00e9pendance envers les grands pays industrialis\u00e9s et sa soumission aux institutions \u00e9conomiques internationales. La dette, qui \u00e9tait le principal outil de financement d\u00e8s le d\u00e9but des ann\u00e9es soixante, a explos\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es quatre-vingt et a entrain\u00e9 l\u2019imposition d\u2019un programme d\u2019ajustement structurel et un processus d\u2019ouverture lib\u00e9rale g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e. En 1987, le Maroc a adh\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019Accord G\u00e9n\u00e9ral sur les Tarifs Douaniers et le Commerce (GATT), puis \u00e0 l\u2019OMC en 1995<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Et depuis 1996, le Maroc a sign\u00e9 des accords de libre-\u00e9change avec 56 pays : avec les pays membres de l\u2019Union Europ\u00e9enne dans le cadre du Partenariat euro-m\u00e9diterran\u00e9en\u00a0; avec la Suisse la Norv\u00e8ge et l\u2019Islande dans le cadre de l\u2019Association Europ\u00e9enne de Libre-Echange (en 2000), avec la Turquie et les Etats-Unis (en 2006), avec 18 pays de la Ligue Arabe dans le cadre de l\u2019accord de la grande zone arabe de libre-\u00e9change (en 1998), avec la Tunisie, l\u2019Egypte et la Jordanie, d\u2019abord s\u00e9par\u00e9ment puis ensemble dans le cadre de l\u2019accord d\u2019Agadir (en 2007) et les Emirats arabes unis (en 2003). Le pays poursuit par ailleurs sa strat\u00e9gie d\u2019ouverture, en d\u00e9veloppant ses relations commerciales avec des regroupements r\u00e9gionaux en Afrique : il a paraph\u00e9 en 2008 un projet d\u2019accord commercial pr\u00e9f\u00e9rentiel et d\u2019investissement avec l\u2019Union Economique et Mon\u00e9taire Ouest-Africaine (Burkina Faso, B\u00e9nin, Guin\u00e9e Bissau, C\u00f4te d\u2019Ivoire, Mali, Niger, S\u00e9n\u00e9gal, Togo). Par ailleurs, le Maroc n\u00e9gocie actuellement des accords de partenariats strat\u00e9giques, incluant la mise en place progressive de zones de libre-\u00e9change, avec la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des Etats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (CEDEAO) et la Communaut\u00e9 \u00e9conomique et mon\u00e9taire des Etats de l&rsquo;Afrique Centrale (Cameroun, R\u00e9publique Centrafricaine, Congo, Gabon, Guin\u00e9e Equatoriale et Tchad)<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. Le Maroc a entam\u00e9 les n\u00e9gociations sur l\u2019accord de libre-\u00e9change complet et approfondi (ALECA) avec l\u2019UE. Les n\u00e9gociations en sont d\u00e9j\u00e0 au 4<sup>\u00e8me<\/sup> round (avril et juin 2013, janvier et avril 2014). Le pays a \u00e9galement men\u00e9 trois cycles de n\u00e9gociations (octobre 2011, mars 2012 et juin 2012) pour un accord de libre-\u00e9change avec le Canada. Il aussi est engag\u00e9 dans des discussions avec le Chili pour un futur accord de libre-\u00e9change.<\/p>\n<p>La crise mondiale de 2008 n\u2019a pas frein\u00e9 cette politique d\u2019ouverture. En effet, le taux d\u2019ouverture<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a> de l\u2019\u00e9conomie marocaine est pass\u00e9 d\u2019une moyenne de 52% entre 2000 et 2007 \u00e0 plus de 63% pour la p\u00e9riode 2008-2013 soit un taux sup\u00e9rieur \u00e0 celui de l\u2019Egypte (39,5%), de l\u2019Inde (36,6%), de l\u2019Argentine (35,8%) ou de la Turquie (43,6%)<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>, avec un niveau d\u2019importations bien plus \u00e9lev\u00e9 que celui des exportations.<\/p>\n<p><strong>Aggravation du d\u00e9ficit commercial<\/strong><\/p>\n<p>La moyenne du d\u00e9ficit commercial pour les trois ann\u00e9es avant 2000 \u00e9tait de -29 milliards dirhams. Elle est pass\u00e9e \u00e0 -72 milliards dirhams pour la p\u00e9riode 2000-2007 et a atteint -175 milliards dirhams entre 2008 et 2013. Le taux de couverture de la balance commerciale a continu\u00e9 de fl\u00e9chir, passant respectivement de 71%, \u00e0 58% et \u00e0 48%.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Tableau 1. D\u00e9gradation du d\u00e9ficit commercial par p\u00e9riode<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/1.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-798 aligncenter\" src=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/1-300x204.png\" alt=\"\" width=\"525\" height=\"357\" srcset=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/1-300x204.png 300w, https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/1-220x150.png 220w, https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/1.png 645w\" sizes=\"(max-width: 525px) 100vw, 525px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Source\u00a0: Office des changes<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Graphique 1. Evolution du solde commercial<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0<a href=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/2.png\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-799\" src=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/2-300x152.png\" alt=\"\" width=\"336\" height=\"170\" srcset=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/2-300x152.png 300w, https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/2.png 636w\" sizes=\"(max-width: 336px) 100vw, 336px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 Source : Office des changes<\/p>\n<p>Le d\u00e9ficit commercial dans le cadre des accords de libre-\u00e9change repr\u00e9sente en moyenne 35% du d\u00e9ficit commercial global entre 2008 et 2013. \u00a0Le d\u00e9ficit avec l\u2019Union europ\u00e9enne est de loin le plus important repr\u00e9sentant \u00e0 lui seul 28% du total.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Tableau 2. <\/strong><strong>D\u00e9ficit commercial r\u00e9alis\u00e9 dans le cadre des ALE <\/strong>(Millions dirhams)<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/3.png\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-800 \" src=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/3-300x144.png\" alt=\"\" width=\"344\" height=\"165\" srcset=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/3-300x144.png 300w, https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/3-1024x492.png 1024w, https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/3-768x369.png 768w, https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/3.png 1093w\" sizes=\"(max-width: 344px) 100vw, 344px\" \/><\/a><\/p>\n<p><strong><br \/>\nAccentuation de la d\u00e9pendance<\/strong><\/p>\n<p>Les importations dans le cadre des accords de libre-\u00e9change avec l\u2019Union europ\u00e9enne sont domin\u00e9es par trois groupes de produits\u00a0: 33% pour les demi-produits (produits chimiques, mati\u00e8res plastiques, et cartons), 25% pour les produits finis d\u2019\u00e9quipement industriel (les voitures industrielles, machines et appareils divers) et 22% pour les produits finis de consommation (les voitures de tourisme, tissus et fils de fibres pour le troisi\u00e8me).<\/p>\n<p>Pour les exportations, on trouve les produits finis de consommation (voitures de tourisme, v\u00eatements et bonneterie) repr\u00e9sentant 31%, les produits agricoles et de la mer (crustac\u00e9es, poissons et tomates fraiches) 29%, et les demi-produits (phosphates) 20%.<\/p>\n<p>Le processus de production de notre pays est tr\u00e8s d\u00e9pendant des intrants industriels et technologiques import\u00e9s qui constituent pr\u00e8s de la moiti\u00e9 (46,7%) de ses consommations interm\u00e9diaires<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>. Il en r\u00e9sulte une faible valeur ajout\u00e9e \u00e0 l\u2019exportation, notamment pour les activit\u00e9s de sous-traitance. Les r\u00e9exportations sous forme d\u2019admission temporaire pour perfectionnement actif sans paiement<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a> (ATPA SP) sans grande valeur ajout\u00e9e constituent 17% de la valeur totale des exportations en 2013. Pour les produits finis de consommation (les v\u00eatements confectionn\u00e9s, les voitures de tourisme<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a> et les articles de bonneterie), elles repr\u00e9sentent 45% des exportations totales de ce type de produits en 2013. A elles seules, les r\u00e9exportations en admission temporaire sans paiement des v\u00eatements confectionn\u00e9s occupent 45% des ventes totales \u00e0 l\u2019\u00e9tranger de ce type de produits.<\/p>\n<p>Il est \u00e0 noter aussi que Maroc est devenu aussi un importateur net des produits alimentaires de base (c\u00e9r\u00e9ales, sucre, th\u00e9 et le lait). Sa d\u00e9pendance alimentaire va croissant et est devenue alarmante.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9gradation des termes de l\u2019\u00e9change<\/strong><\/p>\n<p>Le Maroc est contraint par les pays industrialis\u00e9s dans le cadre de la division internationale du travail et des \u00e9changes in\u00e9gaux, d\u2019une part, \u00e0 exporter des produits primaires (mati\u00e8res premi\u00e8res, produits de mer et agricoles) et des produits manufactur\u00e9s \u00e0 faible valeur ajout\u00e9e, et d\u2019autre part, \u00e0 importer des produits industriels \u00e0 haute valeur ajout\u00e9e, des technologies de pointe et des produits alimentaires.<\/p>\n<p>A c\u00f4t\u00e9 de la facture \u00e9nerg\u00e9tique qui est tr\u00e8s lourde (plus du quart de la valeur total des importations), le solde de la balance des produits finis d\u2019\u00e9quipement constitue le quart du d\u00e9ficit global, et celui de la balance des demi-produits presque le cinqui\u00e8me. Pour la balance alimentaire, la valeur des exportations des trois principaux produits agricoles, tomate fraiches agrumes et l\u00e9gumes, ne couvrent pas celle des importations du bl\u00e9 tout seul.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Tableau 3. Balance agricole<\/strong><\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/4.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-801\" src=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/4-300x114.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"114\" srcset=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/4-300x114.png 300w, https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/4-768x292.png 768w, https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/4.png 971w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><br \/>\nRestrictions contre les exportations marocaines<\/strong>En plus de la diminution des prix sur le march\u00e9 mondial des principaux produits export\u00e9s, les exportations marocaines souffrent d\u2019une vuln\u00e9rabilit\u00e9 constante due \u00e0 la volatilit\u00e9 des deux principales devises de facturation, l\u2019euro et le dollar.<\/p>\n<p>Les exportateurs des pays industriels b\u00e9n\u00e9ficient des accords de libre-\u00e9change pour ouvrir les fronti\u00e8res et envahir le march\u00e9 local marocain avec des produits subventionn\u00e9s tout en profitant de normes sanitaires et environnementales mal d\u00e9finies. En m\u00eame temps ils r\u00e9ussissent \u00e0 maintenir des barri\u00e8res non tarifaires pour prot\u00e9ger leurs march\u00e9s int\u00e9rieurs. Les accords de libre-\u00e9change fragilisent alors le tissu productif local par le dumping sans pour autant am\u00e9liorer l\u2019accessibilit\u00e9 des produits marocains aux march\u00e9s ext\u00e9rieurs. Les exportations dans le cadre des accords de libre-\u00e9change constituent 35% des exportations du Maroc vers l\u2019Union europ\u00e9enne en 2013. En revanche, 50% des importations du Maroc en provenance de l\u2019UE entrent dans le cadre de l\u2019accord de libre-\u00e9change avec cette r\u00e9gion.<\/p>\n<p><strong>L\u2019exception agricole dans les accords de libre-\u00e9change<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019entr\u00e9e des produits agricoles d\u2019exportation sur les march\u00e9s europ\u00e9ens a toujours fait l\u2019objet de dispositions restrictives. Le premier accord d\u2019association que le Maroc avait sign\u00e9 avec l\u2019UE en 1969 accordait quelques abattements douaniers. Le second, en 1976, instituait un dispositif de mesures de protection non tarifaires (contingents, calendriers, prix de r\u00e9f\u00e9rence,\u2026). L\u2019UE r\u00e9ussira \u00e0 faire passer les principes de ce dispositif d\u2019exception lors des n\u00e9gociations de l\u2019OMC en 1994. Cette exception concernant les produits agricoles sera consacr\u00e9e dans le nouvel accord d\u2019association en 1996, entr\u00e9 en vigueur en mars 2000, visant \u00e0 instituer une zone de libre-\u00e9change entre le Maroc et l\u2019UE. L\u2019accord agricole de 2003 continue \u00e0 limiter les conditions d\u2019acc\u00e8s des exportations agricoles aux march\u00e9s europ\u00e9en par des barri\u00e8res non tarifaires. Avec le nouvel accord agricole de 2012, le Maroc s\u2019est engag\u00e9 \u00e0 ouvrir ses fronti\u00e8res sans droits de douane, progressivement, sur une p\u00e9riode de dix ans, aux exportations europ\u00e9ennes de denr\u00e9es alimentaires telles que le bl\u00e9, les produits laitiers, les \u0153ufs, les viandes et l\u2019ensemble des produits alimentaires transform\u00e9s (biscuiterie, chocolaterie et confiserie\u2026). Pour leur part, les quotas des principales exportations agricoles marocaines ont \u00e9t\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement augment\u00e9 (tomate, cl\u00e9mentine, fraise, concombre, courgette et ail), mais dans le cadre restrictif d\u2019un \u00abcontingent additionnel \u00bb, du calendrier des exportations (d\u2019octobre \u00e0 mai pour les tomates), du prix minimum d\u2019entr\u00e9e et des normes sanitaires et de qualit\u00e9. En avril 2014, l\u2019Union europ\u00e9enne a adopt\u00e9 de nouvelles r\u00e8gles douani\u00e8res pour limiter l\u2019acc\u00e8s des fruits et l\u00e9gumes marocains au march\u00e9 europ\u00e9en<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Perte des recettes douani\u00e8res<\/strong><\/p>\n<p>Les accords de libre-\u00e9change acc\u00e9l\u00e8rent les rythmes de d\u00e9mant\u00e8lement tarifaire, et par cons\u00e9quent r\u00e9duisent les droits et taxes sur les importations. Ces derniers repr\u00e9sentaient 12% du total des recettes fiscales en 2004, 8% en 2011 et seulement 4% dans la loi de finances de 2014.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Tableau 4\u00a0. Evolution des recettes douani\u00e8res<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/5.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-802\" src=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/5-300x129.png\" alt=\"\" width=\"619\" height=\"266\" srcset=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/5-300x129.png 300w, https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/5-768x331.png 768w, https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/5.png 971w\" sizes=\"(max-width: 619px) 100vw, 619px\" \/><\/a>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 Source\u00a0: Administration des douanes<\/p>\n<p><strong>Flux des investissements directs \u00e9trangers (IDE)<\/strong><\/p>\n<p>Le total des flux nets des IDE entre 2005 et 2012 avoisine 130 milliards de dirhams, avec une pr\u00e9pond\u00e9rance europ\u00e9enne (les investissements en provenance des pays de l\u2019UE repr\u00e9sentent plus de 69% des IDE pour la p\u00e9riode 2007-2011). Sur la m\u00eame p\u00e9riode, les op\u00e9rations de privatisation totalisent 35,4 milliards de dirhams<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\">[11]<\/a>, soit plus du quart du total des flux nets des IDE. La privatisation des entreprises et des services publics et les cessions dans le cadre des strat\u00e9gies sectorielles contribuent \u00e0 l\u2019afflux des investissements plut\u00f4t de portefeuilles et de sous-traitance. Sur la p\u00e9riode 2007-2011, le secteur immobilier se situe \u00e0 la 1\u00e8re place (23,6%), suivi du secteur des t\u00e9l\u00e9communications (17,3%) et de celui du tourisme (15,8%)<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\">[12]<\/a>.<\/p>\n<p>En 2012, le d\u00e9ficit cumul\u00e9 depuis 2001 avec l\u2019Union Europ\u00e9enne, qui repr\u00e9sente le premier partenaire du Maroc \u00e0 tous les niveaux, a atteint 185 milliards de dirhams, absorbant ainsi la totalit\u00e9 de tous les investissements et des aides accord\u00e9es par l\u2019UE au Maroc sur la m\u00eame p\u00e9riode, et ce alors que le poids de l\u2019UE dans les exportations marocaines a baiss\u00e9 \u00e0 56,8% en 2012 (contre 75,7% en 2000)<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\">[13]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Rapatriement des b\u00e9n\u00e9fices sur les investissements \u00e9trangers directs <\/strong><\/p>\n<p>En revanche, on assiste \u00e0 un accroissement du rapatriement des b\u00e9n\u00e9fices sur les investissements \u00e9trangers directs<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\">[14]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Graphique 2. Evolution du rapatriement des b\u00e9n\u00e9fices sur les IED r\u00e9alis\u00e9s au Maroc<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/6.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-803\" src=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/6-300x129.png\" alt=\"\" width=\"437\" height=\"188\" srcset=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/6-300x129.png 300w, https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/6-768x329.png 768w, https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/6.png 952w\" sizes=\"(max-width: 437px) 100vw, 437px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Source\u00a0: Banque mondiale<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les strat\u00e9gies sectorielles au profit du grand capital priv\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Des strat\u00e9gies sectorielles<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\">[15]<\/a> ont \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es pour d\u00e9velopper les exportations et favoriser la comp\u00e9titivit\u00e9 des exportations marocaines mise \u00e0 mal par les accords de libre-\u00e9change. Leurs objectifs consistent en fait \u00e0 garantir les conditions d\u2019un investissement rentable surtout au niveau des secteurs d\u2019exportations tant pour les multinationales que pour le grand capital local en termes d\u2019infrastructure, d\u2019immobilier, d\u2019all\u00e9gement des imp\u00f4ts, de cessions des services publics et des entreprises publiques, de cr\u00e9ation de zones franches, de mise \u00e0 disposition d\u2019une main d\u2019\u0153uvre bon march\u00e9,\u2026 Elles n\u2019ont pas pu all\u00e9ger les d\u00e9ficits structurels. Elles n\u2019ont fait qu\u2019alourdir d\u2019avantage les importations par une croissance de la demande des produits d\u2019\u00e9quipement adress\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9tranger<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\">[16]<\/a>.<\/p>\n<p>Les emplois cr\u00e9\u00e9s dans les nouveaux secteurs d\u2019activit\u00e9 ne compensent que partiellement ceux perdus dans des secteurs plus traditionnels (BTP, textile et cuir par exemple) et restent dans une certaine mesure de qualification moyenne.<\/p>\n<p>Alors que la strat\u00e9gie d\u2019industrialisation (Plan Emergence) vise la cr\u00e9ation \u00e0 terme de 220 000 emplois \u00e0 l\u2019horizon 2015, ce secteur (industrie y compris l\u2019artisanat) a connu une baisse moyenne annuelle de 25 000 emplois au cours de la p\u00e9riode 2009-2012. \u00a0Cela refl\u00e8te en fait la faiblesse du processus d\u2019accompagnement des PME qui constituent pourtant la part pr\u00e9pond\u00e9rante du tissu productif national, tout l\u2019effort \u00e9tant port\u00e9 sur l\u2019accueil des IDE et la production \u00e0 l\u2019exportation<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\">[17]<\/a>.<\/p>\n<p>Les strat\u00e9gies sectorielles n\u2019ont pas contribu\u00e9es \u00e0 la croissance \u00e9conomique du pays qui est pass\u00e9 d\u2019un taux de 5,6% en 2008 \u00e0 2,7% en 2012. Elles ont par contre augment\u00e9 l\u2019endettement du pays. Les financements accord\u00e9s par les bailleurs de fonds internationaux au titre du Plan Maroc Vert (qui concerne le secteur agricole) par exemple ont d\u00e9pass\u00e9 les 15 milliards de dirhams<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\">[18]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Protection de la propri\u00e9t\u00e9 industrielle<\/strong><\/p>\n<p>Avec les accords de libre-\u00e9change, le Maroc se trouve devant une complexit\u00e9 et h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des r\u00e8gles d\u2019origine sp\u00e9cifiques aux diff\u00e9rents accords avec une multitude de r\u00e9gimes juridiques rendant leur gestion complexe et co\u00fbteuse. Le Maroc \u0153uvre \u00e0 homog\u00e9n\u00e9iser sa r\u00e9glementation avec les lois internationales aux profits des multinationales et \u00e0 garantir les droits des investisseurs. Pour les m\u00e9dicaments par exemple, l\u2019accord de libre-\u00e9change avec les USA, a introduit la clause d\u2019exclusivit\u00e9 qui donne le droit de propri\u00e9t\u00e9 du brevet aux monopoles pharmaceutiques. L\u2019Union europ\u00e9enne veut ins\u00e9rer les m\u00eames clauses dans l\u2019ALECA qui menacent l\u2019acc\u00e8s aux m\u00e9dicaments g\u00e9n\u00e9riques pour les plus pauvres en voulant allonger la protection du brevet de 20 ans \u00e0 30 ans. L\u2019accord de libre-\u00e9change complet et approfondi (ALECA) traduit en fait les revendications europ\u00e9ennes dans le domaine de la concurrence la propri\u00e9t\u00e9 industrielle et de la protection juridique des investisseurs et vise \u00e0 homog\u00e9n\u00e9iser la r\u00e9glementation marocaine avec les normes europ\u00e9ennes dans tous les domaines,\u00a0\u00e0 lib\u00e9raliser davantage le secteur des services et \u00e0 faciliter l\u2019acc\u00e8s aux march\u00e9s publics. Les n\u00e9gociations continuent \u00e0 se faire dans le secret et sans consultation d\u00e9mocratique.<\/p>\n<p><strong>Les masses populaires supportent le fardeau du pillage<\/strong><\/p>\n<p>Les accords de libre-\u00e9change contribuent au pillage de nos richesses. Le d\u00e9ficit commercial a atteint 24% du PIB, et celui du compte courant 10%. La dette publique a atteint 78% du PIB soit 679 milliards de dirhams. Elle g\u00e9n\u00e8re des frais annuels (service de la dette) de 106 milliards de dirhams qui constituent presque 10 fois le budget de la sant\u00e9 et 2,5 fois celui de l\u2019enseignement. Ce sont les masses populaires qui payent alors la facture. Le taux d\u2019analphab\u00e9tisme d\u00e9passe encore 30%. Le nombre de m\u00e9decin est 5,4 m\u00e9decins pour 10.000 habitants, alors qu\u2019il est de 12 en Tunisie, 13 en Alg\u00e9rie et 34 dans les pays d\u2019Europe. Le PIB par habitant au Maroc s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 2 100 DH par mois (25 200 DH par an) tandis que le co\u00fbt des besoins pour une vie d\u00e9cente est estim\u00e9 \u00e0 plus de 5.000 DH. Le taux de ch\u00f4mage est de 9,2%<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\">[19]<\/a>.<\/p>\n<p>On voit donc comment les accords de libre-\u00e9change et le m\u00e9canisme de la dette constituent deux instruments de domination qui p\u00e9rennisent la d\u00e9pendance et le pillage des richesses de notre pays. Et ce en \u00e9troite collaboration avec les institutions \u00e9conomiques mondiales (FMI, BM et OMC) qui renforcent encore l\u2019orientation lib\u00e9rale des politiques mises en \u0153uvre \u00a0qu\u2019elles nous imposent pour garantir les int\u00e9r\u00eats des multinationales et le remboursement de la dette.<\/p>\n<p>OMAR AZIKI<\/p>\n<h5><strong>Notes<\/strong><\/h5>\n<hr \/>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Une loi sur le commerce ext\u00e9rieur (toujours en vigueur) a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e en 1993 et s\u2019est traduite par l\u2019\u00e9limination des restrictions quantitatives et l\u2019all\u00e8gement des tarifs douaniers en vertu des obligations du GATT. Elle est suivie, \u00e0 partir de 1996, par un ensemble de r\u00e9formes douani\u00e8res visant la simplification des proc\u00e9dures et la r\u00e9duction des droits et taxes selon les normes de l\u2019OMC.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Minist\u00e8re des finances. Relations Maroc-Afrique : l\u2019ambition d\u2019une \u00ab nouvelle fronti\u00e8re \u00bb. Septembre 2014. <a href=\"http:\/\/www.finances.gov.ma\/Docs\/2014\/DEPF\/Relations%20Maroc-Afrique_vd.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.finances.gov.ma\/Docs\/2014\/DEPF\/Relations%20Maroc-Afrique_vd.pdf<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Taux d\u2019ouverture est la somme des importations et exportations divis\u00e9e sur le PIB.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Conseil Economique Social et Environnemental : \u00ab Coh\u00e9rence des Politiques Sectorielles et Accords de Libre-Echange : Fondements strat\u00e9giques pour un d\u00e9veloppement soutenu et durable \u00bb. Avril 2014. <a href=\"http:\/\/www.ces.ma\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.ces.ma\/<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> \u00a0Union europ\u00e9enne des 27 pays.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> \u00a0Association Europ\u00e9enne de Libre-Echange\u00a0: Suisse, Norv\u00e8ge et Islande<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> \u00a0Les importations couvrent 33,6% en moyenne des besoins en intrants du march\u00e9 int\u00e9rieur durant la p\u00e9riode 2006-2011 contre 27,6% sur la p\u00e9riode 2000-2005. CESE.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> \u00a0Le r\u00e9gime d\u2019admission temporaire pour \u00a0\u00a0perfectionnement actif permet aux entreprises \u00e9tablies sur le territoire national d\u2019importer en suspension des droits et taxes, des marchandises destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre r\u00e9export\u00e9es apr\u00e8s ouvraison, transformation, compl\u00e9ment de main-d\u2019\u0153uvre ou r\u00e9paration. <a href=\"http:\/\/www.douane.gov.ma\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.douane.gov.ma\/<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Pour les voitures de tourisme, la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise Renault est l\u2019actionnaire majoritaire des deux principales usines de montage automobile : la Soci\u00e9t\u00e9 Marocaine de Constructions Automobiles (SOMACA), pr\u00e8s de Casablanca, et une usine \u00e0 Melloussa dans la zone franche Tanger Free Zone. C\u2019est alors que la part de la construction automobile dans les exportations globales du secteur est pass\u00e9e de 12% en 2011 \u00e0 plus de 32% en 2012. Une d\u00e9localisation profitant des bas salaires, de l\u2019offre du terrain et des dispositifs fiscaux incitatifs propos\u00e9s aux entreprises \u00e9trang\u00e8res dans les zones franches.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> \u00a0Aziki Omar\u00a0:\u00a0\u00abLe dilemme du mod\u00e8le agro-exportateur marocain\u00a0\u00bb. Mai 2014. \u00a0<a href=\"http:\/\/cadtm.org\/Le-dilemme-du-modele-agro\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/cadtm.org\/Le-dilemme-du-modele-agro<\/a> .<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> \u00a0Minist\u00e8re des finances. Bilan de la privatisation. <a href=\"http:\/\/www.finances.gov.ma\/Docs\/2013\/depp\/Bilan%20de%20la%20Privatisation.doc\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.finances.gov.ma\/Docs\/2013\/depp\/Bilan%20de%20la%20Privatisation.doc<\/a>.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> Karim El Haouzi\u00a0: \u00ab\u00a0Panorama des IDE au Maroc 2007-2011\u00a0\u00bb. D\u00e9cembre 2012. <a href=\"http:\/\/www.oc.gov.ma\/portal\/sites\/default\/files\/2_El%20Haouzi%20v2.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.oc.gov.ma\/portal\/sites\/default\/files\/2_El%20Haouzi%20v2.pdf<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> \u00a0\u00a0<a href=\"http:\/\/www.ces.ma\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.ces.ma\/<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a> \u00a0Selon la Banque mondiale, ces b\u00e9n\u00e9fices regroupent les paiements de revenu sur les investissements directs, qui consistent en des revenus sur les actions (dividendes, b\u00e9n\u00e9fices des filiales et b\u00e9n\u00e9fices r\u00e9investis), ainsi que les revenus sur la dette inter-entreprises (int\u00e9r\u00eats).<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]<\/a> On d\u00e9nombre 14 strat\u00e9gies sectorielles en lien avec le commerce ext\u00e9rieur touchant toutes les secteurs d\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\">[16]<\/a> \u00a0Pour la consommation finale, sa satisfaction par les importations est pass\u00e9e de 10% \u00e0 18% en une d\u00e9cennie, apr\u00e8s avoir culmin\u00e9 \u00e0 22% en 2008.CESE.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\">[17]<\/a> \u00a0CESE<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\">[18]<\/a> D\u00e9claration du ministre de l\u2019agriculture et de la p\u00eache maritime lors de la 4e table ronde de coordination avec les bailleurs de fonds internationaux en novembre 2013 \u00e0 Rabat.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\">[19]<\/a> \u00a0<a href=\"http:\/\/www.hcp.ma\/La-Situation-du-marche-du-travail-en-2013_a1331.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.hcp.ma\/La-Situation-du-marche-du-travail-en-2013_a1331.html<\/a> .<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les impacts des accords de libre-\u00e9change conclus par le Maroc : accentuation de la d\u00e9pendance et pillage des ressources OMAR AZIKI Ouverture lib\u00e9rale impos\u00e9e Le d\u00e9veloppement \u00e9conomique du Maroc est historiquement entrav\u00e9 par sa d\u00e9pendance envers les grands pays industrialis\u00e9s et sa soumission aux institutions \u00e9conomiques internationales. 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