{"id":726,"date":"2017-12-05T23:37:56","date_gmt":"2017-12-05T22:37:56","guid":{"rendered":"http:\/\/attacmaroc.org\/fr\/?p=726"},"modified":"2020-08-20T15:31:17","modified_gmt":"2020-08-20T14:31:17","slug":"maroc-tremplin-pour-les-conquetes-neocoloniales-de-lafrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/2017\/12\/05\/maroc-tremplin-pour-les-conquetes-neocoloniales-de-lafrique\/","title":{"rendered":"Maroc : tremplin pour les conqu\u00eates n\u00e9ocoloniales de l\u2019Afrique"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><strong>Maroc\u00a0: tremplin pour les conqu\u00eates n\u00e9ocoloniales de l\u2019Afrique<\/strong><\/p>\n<blockquote><p>De grands groupes capitalistes marocains ont entam\u00e9 un processus d\u2019internationalisation plus particuli\u00e8rement depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 en vue de d\u00e9passer l\u2019\u00e9troitesse du march\u00e9 local tout en \u00e9difiant des partenariats multidimensionnels avec des multinationales qui ont accru elles aussi leur pr\u00e9sence dans plusieurs secteurs de l\u2019\u00e9conomie marocaine. La conqu\u00eate des ressources africaines est alors devenue un de leurs objectifs primordiaux. Plus de 1000 entreprises marocaines op\u00e8rent actuellement en Afrique et y ont investi environ 2,2 milliards de dollars<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>.<\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les investissements directs \u00e9trangers (IDE) marocains en Afrique <\/strong><\/p>\n<p>Les investissements directs marocains \u00e0 l\u2019\u00e9tranger restent globalement faibles. Leur flux total sur la p\u00e9riode 2008-2015 est d\u2019environ 33 milliards de dirhams (1 \u20ac = environ 10 dirhams). La majorit\u00e9 des investissements directs marocains est destin\u00e9e \u00e0 l\u2019Afrique (57 % du total avec 19 milliards sur la m\u00eame p\u00e9riode), en particulier \u00e0 l\u2019Afrique subsaharienne (plus de 17 milliards). La C\u00f4te d\u2019Ivoire est le premier pays r\u00e9cepteur du stock d\u2019investissements marocains en Afrique subsaharienne en 2015 avec 4,8 milliards de dirhams. Elle est suivie du Mali avec un encours de 4,2 milliards de dirhams, du B\u00e9nin (1,6 milliard de dirhams) et du Gabon (1,4 milliard de dirhams). Par secteurs, les IDE du Maroc en Afrique subsaharienne sont plus marqu\u00e9s dans le secteur bancaire qui repr\u00e9sente 40,3 % du total du stock sur la p\u00e9riode 2010-2015, suivi du secteur des t\u00e9l\u00e9communications (34,4 %), des assurances (13 %) et de l\u2019industrie (5,6 %)<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. Ces investissements restent domin\u00e9s par un cercle restreint de grands groupes capitalistes qui ont accumul\u00e9 d\u2019\u00e9normes fortunes et \u00e0 leur t\u00eate la famille royale.<\/p>\n<p>Dans ce texte, nous allons essayer de donner une vue g\u00e9n\u00e9rale sur ces investissements qui constituent les leviers de la p\u00e9n\u00e9tration du capitalisme marocain en Afrique et les grands groupes locaux et leurs partenaires \u00e9trangers qui en tirent profit. Mais d\u2019abord, nous allons voir bri\u00e8vement comment la concentration et la centralisation de ces fortunes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9es par les politiques n\u00e9olib\u00e9rales pr\u00f4n\u00e9es par les institutions \u00e9conomiques internationales et appliqu\u00e9es graduellement et habilement par le r\u00e9gime.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les politiques n\u00e9olib\u00e9rales renforcent la concentration, la centralisation et l\u2019internationalisation du capital<\/strong><\/p>\n<p>Les restructurations n\u00e9olib\u00e9rales dict\u00e9es par la Banque mondiale et le Fonds mon\u00e9taire international depuis les ann\u00e9es 1980, \u00e0 la suite de la crise de la dette publique, ont renforc\u00e9 la concentration des richesses sociales entre les mains de grands capitalistes locaux et des entreprises \u00e9trang\u00e8res partenaires, et leur centralisation par d\u2019importantes op\u00e9rations de fusions-acquisitions. La monarchie qui concentre le pouvoir politique en contr\u00f4lant l\u2019appareil r\u00e9pressif de l\u2019\u00c9tat (arm\u00e9e et police), les institutions ex\u00e9cutives (gouvernement) et l\u00e9gislatives (parlement) et les \u00c9tablissements et Entreprises publiques, dirige le rythme d\u2019application de ces politiques pour \u00e9tendre sa mainmise sur les secteurs rentables de l\u2019\u00e9conomie et \u00e9largir ses r\u00e9seaux de \u00ab\u00a0comp\u00e9rage\u00a0\u00bb tout en essayant d\u2019assurer la stabilit\u00e9 sociale du pays. Ceci d\u2019autant plus qu\u2019elle b\u00e9n\u00e9ficie du soutien de l\u2019imp\u00e9rialisme europ\u00e9en et \u00e9tats-unien qui lui permet de g\u00e9rer les diktats des institutions \u00e9conomiques internationales de fa\u00e7on \u00e0 ne pas attiser les luttes sociales. Lors des mobilisations populaires in\u00e9dites d\u00e9clench\u00e9es en f\u00e9vrier 2011 au Maroc, dans le contexte des r\u00e9volutions et soul\u00e8vements dans la r\u00e9gion arabe, le pouvoir a ajourn\u00e9 le d\u00e9mant\u00e8lement de la caisse de compensation et la r\u00e9forme des retraites et a augment\u00e9 les salaires dans la fonction publique alors que le d\u00e9ficit budg\u00e9taire \u00e9tait tr\u00e8s alarmant.<\/p>\n<p>Les grandes r\u00e9formes lib\u00e9rales ont commenc\u00e9 avec le programme d\u2019ajustement structurel (PAS) qui a initi\u00e9 tout un processus de d\u00e9sengagement graduel de l\u2019\u00c9tat et de d\u00e9r\u00e9glementation en faveur de l\u2019entreprise priv\u00e9e<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a> et au d\u00e9triment des salari\u00e9-e-s, petits producteurs et autres couches populaires. Ainsi, les privatisations des entreprises publiques et des services publics se sont concr\u00e9tis\u00e9es par des cessions, ou ententes directes, \u00e0 des groupes privil\u00e9gi\u00e9s, locaux et \u00e9trangers. La lib\u00e9ralisation des \u00e9changes ext\u00e9rieurs qui s\u2019est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e avec l\u2019adh\u00e9sion du Maroc \u00e0 l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995 a engendr\u00e9 une panoplie d\u2019accords de libre-\u00e9change d\u00e9ficitaires pour l\u2019\u00e9conomie nationale mais qui ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 aux grands groupes exportateurs et importateurs. Les ressources de l\u2019\u00c9tat ont \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9es pour r\u00e9aliser les infrastructures n\u00e9cessaires \u00e0 la rentabilit\u00e9 du capital. Des plans sectoriels sont engag\u00e9s par la monarchie au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 dans les secteurs cl\u00e9s comme l\u2019agriculture, l\u2019industrie, la p\u00eache maritime, le tourisme, et l\u2019\u00e9nergie, ou encore le commerce, les nouvelles technologies de l\u2019information, la formation professionnelle, etc. Elle a \u00e9galement initi\u00e9 de grands chantiers qui englobent ports, a\u00e9roports, autoroutes, voies express, lignes de train \u00e0 grande vitesse, tramway, parcs industriels, villes nouvelles, etc. Ces investissements massifs ont accentu\u00e9 l\u2019endettement public qui sera support\u00e9 par la population \u00e0 travers les politiques d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 sociale.<\/p>\n<p>Ces restructurations profondes ont ouvert de nouvelles perspectives d\u2019accumulation \u00e0 quelques centaines de familles bourgeoises connues historiquement dans le champ des affaires au Maroc (Benjelloun, Akhannouch, El Alami, Bensalah, Tazi, Chaabi, Zniber, etc) qui cherchent \u00e0 s\u2019internationaliser. Elles ont d\u00e9velopp\u00e9 des strat\u00e9gies partenariales entre elles et avec des multinationales sous la haute surveillance du palais qui contr\u00f4le le politique et la sph\u00e8re \u00e9conomique. La famille royale, \u00e0 travers son holding g\u00e9ant Soci\u00e9t\u00e9 nationale d\u2019investissement (SNI) aux ramifications tentaculaires dans un ensemble de domaines rentables, s\u2019est engag\u00e9e dans une strat\u00e9gie de conqu\u00eate de march\u00e9s d\u2019Afrique subsaharienne principalement \u00e0 travers trois secteurs\u00a0: la finance via sa banque Attijariwafa, les \u00e9nergies et mines gr\u00e2ce \u00e0 Managem et la filiale d\u2019\u00e9nergie renouvelables Nareva et l\u2019industrie du ciment \u00e0 travers son partenariat avec le groupe international Lafarge-Holcim<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>.<\/p>\n<p>Le r\u00e9gime marocain a opt\u00e9 pour une approche partielle et s\u00e9lectives des r\u00e9formes n\u00e9olib\u00e9rales. Malgr\u00e9 la vague des privatisations, de nombreuses grandes entreprises sont toujours contr\u00f4l\u00e9es par l\u2019\u00c9tat<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>. Le contr\u00f4le public est toujours maintenu dans le commerce, le transport (Chemins de fer, transport a\u00e9rien et maritime), t\u00e9l\u00e9com, et tourisme. Il s\u2019est m\u00eame red\u00e9ploy\u00e9 dans les secteurs de la finance o\u00f9 l\u2019actionnariat public demeure majoritaire dans 5 banques (sur un total de 19) comme c\u2019est le cas plus particuli\u00e8rement de la Caisse de d\u00e9p\u00f4t et de gestion (CDG), le plus puissant investisseur institutionnel public, et 4 soci\u00e9t\u00e9s de financement (sur un total de 33) et aussi dans le BTP et la promotion immobili\u00e8re<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>. Ces \u00e9tablissements et entreprises publiques continuent \u00e0 servir de \u00ab\u00a0b\u00e9quilles\u00a0\u00bb au grand capital local et \u00e9tranger et aussi de grands leviers pour conqu\u00e9rir les march\u00e9s africains. Parmi les principaux \u00c9tablissements et Entreprises publiques ayant entrepris des actions d\u2019investissement avec les pays africains figurent l\u2019Office ch\u00e9rifien des phosphates (OCP), l\u2019Office national de l\u2019eau et de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 (ONEE), l\u2019Agence marocaine d&rsquo;\u00e9nergie solaire (MASEN), Maroc Telecom (IAM), Compagnie d\u2019investissements touristiques Marchica Med, l\u2019 Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), la Royal air Maroc (RAM), l&rsquo;Office des Foires et Expositions de Casablanca (OFE), la Compagnie marocaine de pl\u00e2tre et d&rsquo;enduit (CMPE), l\u2019Office marocain de la propri\u00e9t\u00e9 industrielle et commerciale (OMPIC), Barid Al Maghrib (BAM), le Centre national de l&rsquo;\u00e9nergie, des sciences et des techniques nucl\u00e9aires (CNESTEN)<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>, etc.<\/p>\n<p><strong>Les principaux secteurs de la p\u00e9n\u00e9tration du capitalisme marocain en Afrique<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Les techniques de l\u2019information et de la communication <\/em><\/strong><\/p>\n<p>La premi\u00e8re soci\u00e9t\u00e9 publique de t\u00e9l\u00e9communications au Maroc, Maroc Telecom (ou Ittisalat Al Maghrib, IAM), a commenc\u00e9 sa premi\u00e8re p\u00e9n\u00e9tration en Afrique en 2001 par l\u2019acquisition de 54 % de Mauritel, l\u2019op\u00e9rateur historique des t\u00e9l\u00e9communications en Mauritanie, alors qu\u2019elle vient d\u2019\u00eatre privatis\u00e9e et devenait une filiale du groupe fran\u00e7ais Vivendi. Elle a continu\u00e9 sa prise de participations majoritaires dans les autres op\u00e9rateurs historiques au Burkina Faso en 2006, au Gabon en 2007, au Mali en 2009. En 2014, elle obtenu de son nouvel acqu\u00e9reur l\u2019\u00e9mirati Etisalat (53 % du capital contre 30 % pour l\u2019\u00c9tat marocain) 6 de ses filiales d\u2019Afrique subsaharienne \u2013B\u00e9nin, C\u00f4te d\u2019Ivoire, Gabon, Niger, Centrafrique et Togo- regroup\u00e9es sous la marque Moov<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[8]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Tableau des filiales, parts du march\u00e9 et abonn\u00e9s mobiles de Maroc Telecom (2016)<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table width=\"482\">\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"83\">Pays<\/td>\n<td width=\"125\">Filiales<\/td>\n<td width=\"55\">Part de march\u00e9<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[9]<\/a><\/td>\n<td width=\"80\">Ann\u00e9e d&rsquo;acquisition<\/td>\n<td width=\"111\">Abonn\u00e9s mobiles (en millions)<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[10]<\/a><\/td>\n<td width=\"28\">%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"83\">Maroc<\/td>\n<td width=\"125\"><\/td>\n<td width=\"55\">44,18 %<\/td>\n<td width=\"80\">1999<\/td>\n<td width=\"111\">18,08<\/td>\n<td width=\"28\">37,8<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"83\">Mauritanie<\/td>\n<td width=\"125\">Mauritel<\/td>\n<td width=\"55\">58\u00a0%<\/td>\n<td width=\"80\">2001<\/td>\n<td width=\"111\">2,13<\/td>\n<td width=\"28\">4,5<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"83\">Burkina Faso<\/td>\n<td width=\"125\">Onatel<\/td>\n<td width=\"55\">49\u00a0%<\/td>\n<td width=\"80\">2006<\/td>\n<td width=\"111\">6,38<\/td>\n<td width=\"28\">13,3<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"83\">Gabon<\/td>\n<td width=\"125\">Gabon T\u00e9l\u00e9com<\/td>\n<td width=\"55\">59\u00a0%<\/td>\n<td width=\"80\">2007<\/td>\n<td width=\"111\">1,46<\/td>\n<td width=\"28\">3,1<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"83\">Mali<\/td>\n<td width=\"125\">Sotelma<\/td>\n<td width=\"55\">39\u00a0%<\/td>\n<td width=\"80\">2009<\/td>\n<td width=\"111\">9,55<\/td>\n<td width=\"28\">20,0<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"83\">B\u00e9nin<\/td>\n<td width=\"125\">Moov B\u00e9nin<\/td>\n<td width=\"55\">40\u00a0%<\/td>\n<td width=\"80\">2015<\/td>\n<td width=\"111\">2,99<\/td>\n<td width=\"28\">6,3<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"83\">Centrafrique<\/td>\n<td width=\"125\">Moov Centrafrique<\/td>\n<td width=\"55\">16\u00a0%<\/td>\n<td width=\"80\">2015<\/td>\n<td width=\"111\">0,14<\/td>\n<td width=\"28\">0,3<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"83\">C\u00f4te d&rsquo;Ivoire<\/td>\n<td width=\"125\">Moov C\u00f4te d&rsquo;Ivoire<\/td>\n<td width=\"55\">24\u00a0%<\/td>\n<td width=\"80\">2015<\/td>\n<td width=\"111\">4,43<\/td>\n<td width=\"28\">9,3<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"83\">Niger<\/td>\n<td width=\"125\">Moov Niger<\/td>\n<td width=\"55\">15\u00a0%<\/td>\n<td width=\"80\">2015<\/td>\n<td width=\"111\">0,65<\/td>\n<td width=\"28\">1,4<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"83\">Togo<\/td>\n<td width=\"125\">Moov Togo<\/td>\n<td width=\"55\">47\u00a0%<\/td>\n<td width=\"80\">2015<\/td>\n<td width=\"111\">2,01<\/td>\n<td width=\"28\">4,2<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"83\"><\/td>\n<td width=\"125\"><\/td>\n<td width=\"55\"><\/td>\n<td width=\"80\"><\/td>\n<td width=\"111\"><strong>47,82<\/strong><\/td>\n<td width=\"28\"><strong>100,0<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><\/a><\/p>\n<p>Les filiales africaines de Maroc Telecom ont particip\u00e9 en 2016 \u00e0 hauteur de 43 % de son chiffre d\u2019affaires consolid\u00e9 qui est de 35 milliards de dirhams (3,5 milliards de dollars).<\/p>\n<p>Le groupe M\u00e9ditel, num\u00e9ro deux de la t\u00e9l\u00e9phonie mobile au Maroc, cr\u00e9\u00e9e en 1999 et qui d\u00e9tient 32,80 % de part de march\u00e9, devient Orange Maroc \u00e0 partir de juillet 2015. Le groupe fran\u00e7ais Orange d\u00e9tient 49 % du capital de M\u00e9ditel et consolide alors sa pr\u00e9sence en Afrique avec environ 120 millions de clients<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[11]<\/a>.<\/p>\n<p>Cette privatisation des t\u00e9l\u00e9communications au Maroc au profit des groupes fran\u00e7ais a \u00e9t\u00e9 facilit\u00e9 par le palais<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[12]<\/a>. La Pr\u00e9sidence fran\u00e7aise est intervenue aupr\u00e8s du Roi du Maroc pour qu\u2019il c\u00e8de la part de Vivendi \u00e0 Etisalat<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[13]<\/a>. Les deux groupes marocains Finance Com (grand groupe priv\u00e9 appartenant \u00e0 la famille Benjelloun) et Caisse de d\u00e9p\u00f4t et de gestion (banque publique aux ordres du palais) rach\u00e8tent, en septembre 2009, les parts de Telef\u00f3nica (Espagnol) et Portugal Telecom qui d\u00e9tenaient chacun 32,18 % dans M\u00e9ditel. Une ann\u00e9e apr\u00e8s, les deux groupes c\u00e8dent 40 % de leur capital \u00e0 Orange qui devient majoritaire \u00e0 49 %.<\/p>\n<p>Ces associations avec les grands groupes \u00e9trangers de t\u00e9l\u00e9coms permettent aux op\u00e9rateurs marocains d\u2019\u00e9tendre leur pr\u00e9sence en Afrique. Maroc Telecom revendique 30 millions d\u2019abonnements mobiles alors que le groupe sud-africain MTN, premier op\u00e9rateur continental en termes d\u2019abonn\u00e9s aux services mobiles, poss\u00e8de plus de 168 millions de clients et Vodafone britannique compte environ 120 millions d\u2019abonn\u00e9s sur le continent<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[14]<\/a>.<\/p>\n<p>Quant au groupe priv\u00e9 t\u00e9l\u00e9com Inwi, cr\u00e9\u00e9e lui aussi en 1999, d\u00e9tenu \u00e0 69 % par le holding royal, Soci\u00e9t\u00e9 nationale d&rsquo;investissement (SNI) et \u00e0 31 % par le groupe t\u00e9l\u00e9com koweitien Zain, il vient en troisi\u00e8me position dans la t\u00e9l\u00e9phonie mobile au Maroc avec 23 % du march\u00e9. En 2017, Inwi s\u2019associe au premier fournisseur mondial de services de t\u00e9l\u00e9communications par satellites, Intelsat, pour booster le haut d\u00e9bit dans toutes les r\u00e9gions du Maroc et en Afrique de l\u2019Ouest.<\/p>\n<p>Cette expansion des techniques de l\u2019information et de la communication qui s\u2019ins\u00e9rait dans le contexte du d\u00e9mant\u00e8lement du service public des t\u00e9l\u00e9communications dans la majorit\u00e9 des pays du continent<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[15]<\/a> ouvre la voie au capital marocain et ses partenaires \u00e9trangers. Les techniques de l\u2019information et de la communication permettent tout particuli\u00e8rement l\u2019int\u00e9gration des m\u00e9nages et des petits producteurs dans le secteur financier. La t\u00e9l\u00e9phonie mobile acc\u00e9l\u00e8re l\u2019inclusion financi\u00e8re des populations locales men\u00e9e par les banques. Alors que le taux de bancarisation est encore faible en Afrique subsaharienne (34 % des adultes disposaient d&rsquo;un compte bancaire en 2014), celle-ci compte une grande proportion des adultes titulaires d&rsquo;un compte d&rsquo;argent mobile\u00a0: 12 % contre seulement 2 % dans le monde<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[16]<\/a>.<\/p>\n<p>De nombreuses soci\u00e9t\u00e9s marocaines sp\u00e9cialis\u00e9es dans les domaines de l\u2019informatique et de la mon\u00e9tique entrent aussi dans la course comme la Hightech Payment Systems (HPS) qui s\u2019est associ\u00e9 en 2014 avec le groupe Attijariwafa Bank pour le d\u00e9veloppement d\u2019une plateforme mon\u00e9tique d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la gestion de l\u2019ensemble des filiales africaines du groupe bancaire, ou Finatech Group qui est une filiale de FinanceCom , la Soci\u00e9t\u00e9 maghr\u00e9bine de mon\u00e9tique (S2M), M2M, etc.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Pr\u00e9sence des entreprises marocaines par secteur<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/12.png\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-740\" src=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/12-300x152.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"152\" srcset=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/12-300x152.png 300w, https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/12.png 609w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<h6 style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/INFO-AFRICA-SECTEUR-1-1.jpg\">Source\u00a0: <\/a><a href=\"http:\/\/telquel.ma\/2017\/05\/11\/cartographie-de-la-presence-des-grandes-entreprises-marocaines-en-afrique_1545709\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/telquel.ma\/2017\/05\/11\/cartographie-de-la-presence-des-grandes-entreprises-marocaines-en-afrique_1545709<\/a><\/h6>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Les banques et les assurances<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La pr\u00e9sence des banque marocaines en Afrique remonte \u00e0 la moiti\u00e9 des ann\u00e9es 1980. La Banque centrale populaire contr\u00f4le depuis plus de 20 ans la Banque populaire maroco-centrafricaine et la Banque populaire maroco-guin\u00e9enne, d\u00e9tenues \u00e0 62,5 % et 53,9 % respectivement. Mais le mouvement d\u2019internationalisation des banques et compagnies d\u2019assurances s\u2019est \u00e9largi plus particuli\u00e8rement en fin des ann\u00e9es 1990 avec l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration des r\u00e9formes n\u00e9olib\u00e9rales.<\/p>\n<p>La BMCE Bank s\u2019est implant\u00e9e au Mali en 1989 avec une prise de participation de 27,38 % dans la Banque de d\u00e9veloppement du Mali. En 2004, il devient actionnaire dans le capital de la Congolaise des banques \u00e0 hauteur de 25 % en 2004. La Banque a \u00e9galement pris le contr\u00f4le de 59,39 % de Bank Of Africa au Mali, moyennant des prises de participation successives depuis 2007.<\/p>\n<p>Le groupe Attijariwafa Bank a termin\u00e9, en 2008, son absorption de la Compagnie bancaire de l\u2019Afrique occidentale (CBAO), la premi\u00e8re banque historique au S\u00e9n\u00e9gal. Il devient aussi majoritaire dans la Banque internationale du Mali. Il a \u00e9galement repris 5 filiales africaines du groupe fran\u00e7ais Cr\u00e9dit agricole, au Cameroun (Soci\u00e9t\u00e9 camerounaise de banques, avec 65 % du capital), au Congo-Brazzaville (Cr\u00e9dit du Congo, 81 % en C\u00f4te d\u2019Ivoire (Soci\u00e9t\u00e9 ivoirienne de banque, 51 %), au Gabon (Union gabonaise de banques, 59 %) et au S\u00e9n\u00e9gal (Cr\u00e9dit du S\u00e9n\u00e9gal, 95 %)<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[17]<\/a>.<\/p>\n<p>Les banques marocaines sont pr\u00e9sentes dans une trentaine de pays du continent, dans toutes les r\u00e9gions \u00e0 l\u2019exception de l\u2019Afrique australe. On recense 45 filiales de banques marocaines sur le continent <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[18]<\/a> .<\/p>\n<p>Comme on peut le constater, il s\u2019agit principalement de trois grandes banques \u00e0 capital priv\u00e9 majoritairement marocain qui dominent le secteur financier du pays, Attijariwafa Bank (famille royale), la Banque centrale populaire (banque mutualiste) et la BMCE Bank (famille Benjelloun), qui totalisent environ deux tiers de parts de march\u00e9 au Maroc. Leur total bilan r\u00e9alis\u00e9 en 2016 est de 1 087 milliards de dirhams (soit 107 % du PIB) avec 429 milliards de dirhams pour la premi\u00e8re, 352 milliards de dirhams pour la seconde et 306 milliards de dirhams pour la troisi\u00e8me. Ces trois banques ont toutes un statut de banques universelles<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[19]<\/a>. Elles sont aussi pr\u00e9sentes dans des zones offshores.<\/p>\n<p>Le groupe Attijariwafa Bank est pr\u00e9sent dans 13 pays d\u2019Afrique. Il est le premier groupe \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du Maghreb (228 agences en Tunisie et Mauritanie), de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest avec 364 agences (S\u00e9n\u00e9gal, Mali, Togo, C\u00f4te d\u2019Ivoire, Burkina, Niger et B\u00e9nin) et s\u2019\u00e9largit en Afrique centrale avec 112 agences (Gabon, Congo et Cameroun). Elle vient d\u2019acqu\u00e9rir Barclays Egypt comme un premier pas vers l\u2019Afrique de l\u2019Est. Attijariwafa Bank est pr\u00e9sente en Europe, au Moyen-Orient, et au Canada et \u0153uvre pour accompagner les exportateurs, les financiers et les sp\u00e9culateurs occidentaux ayant un courant d\u2019affaires \u00e0 destination du Maghreb ou de l\u2019Afrique subsaharienne. Elle r\u00e9pond au sch\u00e9ma d\u2019organisation des grands groupes financiers internationaux pour accompagner les grandes entreprises et financer les grands projets dans les domaines de l\u2019infrastructure (routes, chemins de fer, centrales \u00e9lectriques, les ports, a\u00e9roports, barrages, etc.) de l\u2019alimentaire, l\u2019urbanisme et l\u2019\u00e9nergie tant au Maroc qu\u2019en Afrique subsaharienne. En invoquant le Roi du Maroc comme Chef, elle a acc\u00e8s aux informations et influence les d\u00e9cideurs et responsables publics pour la concr\u00e9tisation des financements et le d\u00e9veloppement des partenariats public-priv\u00e9 (PPP). Attijariwafa Bank a d\u00e9croch\u00e9 la 7\u00e8me place dans le classement exclusif des 200 premi\u00e8res banques africaines. Ainsi en 2016, les filiales subsahariennes du groupe Attijariwafa Bank ont g\u00e9n\u00e9r\u00e9 un r\u00e9sultat net de plus de 22 % des r\u00e9alisations du groupe<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[20]<\/a>.<\/p>\n<p>Le groupe Banque centrale populaire compte 16 entit\u00e9s pr\u00e9sentes dans 12 pays d\u2019Afrique subsaharienne tels que le B\u00e9nin, Burkina Faso, C\u00f4te d\u2019Ivoire, Guin\u00e9e Bissau, Mali, Niger, S\u00e9n\u00e9gal, ou le Togo. Le groupe confirme son engagement dans le secteur du microcr\u00e9dit pour l\u2019inclusion financi\u00e8re en Afrique subsaharienne \u00e0 travers sa filiale Atlantic Microfinance for Africa<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[21]<\/a>.<\/p>\n<p>La BMCE Bank est implant\u00e9e en Afrique avec pr\u00e8s de 550 agences dans plus de 20 pays d\u2019Afrique, en Tunisie en Afrique du Nord, dans huit pays en Afrique de l\u2019Ouest (Mali, S\u00e9n\u00e9gal, Burkina, C\u00f4te d\u2019Ivoire, Ghana, Togo, B\u00e9nin, Niger), huit en Afrique de l\u2019Est (Djibouti, \u00c9thiopie, Ouganda, Kenya, Rwanda, Tanzanie, Burundi, Madagascar), en Afrique centrale (Cameroun, Congo Brazzaville, RDC-Congo). Selon les derniers r\u00e9sultats de l\u2019activit\u00e9 de la banque, les filiales africaines p\u00e8sent d\u00e9sormais 41 % du r\u00e9sultat net du groupe<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[22]<\/a>.<\/p>\n<p>Ces trois banques continuent leur mont\u00e9e en puissance sur le continent et commencent \u00e0 dominer le secteur bancaire africain \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019Afrique du Sud, Nig\u00e9ria, Togo et l\u2019\u00c9gypte. En 2007, les banques fran\u00e7aises poss\u00e9daient presque deux fois plus d\u2019agences que les marocaines. Sept ans plus tard, on constate exactement l\u2019inverse dans les zones ayant comme monnaie le franc CFA, notamment l\u2019Union \u00e9conomique et mon\u00e9taire d\u2019Afrique de l\u2019Ouest (UEMOA) et la Communaut\u00e9 \u00e9conomique et mon\u00e9taire d\u2019Afrique centrale (CEMAC)<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[23]<\/a>.<\/p>\n<p>La p\u00e9n\u00e9tration du capital priv\u00e9 s\u2019appuie \u00e9galement sur les banques publiques marocaines qui ont commenc\u00e9 leur implantation tout r\u00e9cemment comme la Caisse de d\u00e9p\u00f4t et de gestion (CDG) qui ne tient pas d&rsquo;activit\u00e9 de banque de d\u00e9tail vis-\u00e0-vis du grand public. Celle-ci a multipli\u00e9 les accords de partenariat avec les Caisses de d\u00e9p\u00f4t africaines, les fonds d\u2019investissement et les institutions publiques de d\u00e9veloppement locales. Elle a initi\u00e9 une multitude de projets au niveau du march\u00e9 africain. Elle intervient en Afrique aussi dans le domaine des assurances \u00e0 travers sa filiale, la Soci\u00e9t\u00e9 centrale de r\u00e9assurance, premi\u00e8re compagnie de r\u00e9assurance du march\u00e9 marocain. Elle a ouvert un bureau \u00e0 Abidjan en C\u00f4te d\u2019Ivoire et ambitionne d\u2019accompagner l\u2019expansion des soci\u00e9t\u00e9s d\u2019assurance marocaines en Afrique. \u00a0A travers sa filiale Novec qui est une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019ing\u00e9nierie r\u00e9cemment install\u00e9e au Gabon, la CDG intervient aujourd\u2019hui dans diff\u00e9rents pays d\u2019Afrique subsaharienne (C\u00f4te d\u2019Ivoire, Niger, Burkina Faso, S\u00e9n\u00e9gal, Cameroun, Congo, etc.) dans des domaines aussi vari\u00e9s que le b\u00e2timent, l\u2019eau, les infrastructures, l\u2019environnement et l\u2019agriculture<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[24]<\/a>.<\/p>\n<p>Le groupe du Cr\u00e9dit agricole du Maroc (public) vient de lancer un programme de partenariats agricoles en Afrique \u00e0 travers la signature de plusieurs m\u00e9morandums d\u2019entente avec des banques africaines (Development Bank of Rwanda, Tanzania Agricultural Development Bank, Bank of Agriculture Limited au Nigeria&#8230;)<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[25]<\/a>.<\/p>\n<p>Le domaine des assurances est investi par les banques qui l\u2019int\u00e8gre dans leur m\u00e9tier<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[26]<\/a> (\u00ab\u00a0bancassurance\u00a0\u00bb) et par d\u2019autres compagnies d\u2019assurance appartenant aux groupes de familles qui gravitent autour du palais et qui ont accumul\u00e9 d\u2019\u00e9normes liquidit\u00e9s pour s\u2019internationaliser. C\u2019est le cas de Saham Group (Elalamy) qui a acquis en 2010 le groupe Colina, un des plus importants groupes d\u2019assurance en Afrique francophone. D\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent dans 19 pays du continent, le groupe a renforc\u00e9 sa pr\u00e9sence depuis 2014. Au Nig\u00e9ria, Saham d\u00e9tient pr\u00e8s de 40 % dans Unitrust Insurance et a pris le contr\u00f4le de Continental Reinsurance depuis 2015. Si l\u2019on exclut l\u2019Afrique du Sud, le groupe Saham s\u2019impose d\u00e9sormais comme le premier assureur du continent<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\">[27]<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Les transports et la logistique<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Le d\u00e9veloppement des infrastructures de transport et de logistique reste principalement du ressort des \u00e9tablissements publics dans le transport a\u00e9rien \u00e0 travers la Royal Air Maroc qui assure 32 liaisons r\u00e9guli\u00e8res entre le Maroc (depuis l\u2019a\u00e9roport international de Casablanca) et l\u2019Afrique, et le transport maritime \u00e0 travers le nouveau port de Tanger MED qui permet une desserte r\u00e9guli\u00e8re de 20 pays africains et assure 34 liaisons hebdomadaires en Afrique de l\u2019Ouest et Afrique centrale. Les partenariats public-priv\u00e9 (PPP) permettant de financer et mettre en place des grands projets d\u2019envergure qui augmenteront les b\u00e9n\u00e9fices des groupes capitalistes. Ainsi par exemple, la banque Attijariwafa Bank est int\u00e9gr\u00e9e dans le partenariat pour la mise en place des programmes autoroutier et portuaire de la C\u00f4te d\u2019Ivoire.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>L&rsquo;immobilier et le BTP<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Ce sont les m\u00eames grands groupes qui dominent les secteurs de l&rsquo;immobilier et le BTP au Maroc qui sont actuellement en pleine expansion sur le continent.<\/p>\n<p>La Soci\u00e9t\u00e9 nationale d\u2019investissement (SNI) et le groupe suisse LafargeHolcim ont d\u00e9cid\u00e9 de lancer six nouveaux projets cimentiers en Afrique de l&rsquo;ouest via leur filiale commune LafargeHolcim Maroc Afrique d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente dans quatre pays : B\u00e9nin, Cameroun, C\u00f4te d\u2019Ivoire et Guin\u00e9e.<\/p>\n<p>Le groupe Addoha, dirig\u00e9 par le milliardaire Anas Sefrioui, est quant \u00e0 lui d\u00e9j\u00e0 bien implant\u00e9 en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, en Guin\u00e9e, au Cameroun, au Congo, au Tchad et au S\u00e9n\u00e9gal. Il poss\u00e8de 13 cimenteries dans 11 pays d\u2019Afrique et une capacit\u00e9 de production install\u00e9e de plus de 9 millions de tonnes.<\/p>\n<p>Le groupe ALLIANCES de Mohamed Alami Lazrak investit principalement en Afrique de l&rsquo;Ouest. En C\u00f4te d&rsquo;Ivoire par exemple, il r\u00e9alisera 640 logements. Il est aussi pr\u00e9sent au Congo, ainsi qu\u2019au Cameroun o\u00f9 il va construire huit centres hospitaliers r\u00e9gionaux, 800 logements et r\u00e9habiliter 3 centres hospitaliers universitaires. Il a sign\u00e9 un contrat de partenariat avec le gouvernement ivoirien pour la construction de 7 000 logements dans la capitale Abidjan. Le groupe ambitionne de conqu\u00e9rir le continent africain via ses deux filiales op\u00e9rant dans le BTP, Somadiaz et EMT, acquises en 2009 aupr\u00e8s de l\u2019entrepreneur fran\u00e7ais Fernand Diaz<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\">[28]<\/a>.<\/p>\n<p>Le groupe Ynna Holding (Cha\u00e2bi) est actuellement pr\u00e9sent dans l\u2019immobilier au niveau africain en \u00c9gypte et en Guin\u00e9e \u00e9quatoriale.<\/p>\n<p>Il y a aussi plusieurs groupes qui tentent de b\u00e9n\u00e9ficier aussi de leur part du march\u00e9 comme Palmeraie d\u00e9veloppement mais aussi la Somagec et la SGTM, etc. On trouve aussi des entreprises publiques comme Marchica Med, compagnie publique marocaine d\u2019investissements touristiques engag\u00e9e dans le projet pharaonique d\u2019am\u00e9nagement de la baie de Cocody \u00e0 Abidjan en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire avec une enveloppe globale de 450 millions de dollars, et Al Omrane associ\u00e9e elle aussi \u00e0 cette conqu\u00eate de l\u2019Afrique dans le secteur de l\u2019immobilier.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Equipement, mines et \u00e9nergie <\/em><\/strong><\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 Optorg, filiale de la SNI, sp\u00e9cialis\u00e9e dans l\u2019\u00e9quipement forestier, minier et p\u00e9trolier et de la distribution de v\u00e9hicules industriels et pour particuliers est pr\u00e9sente au Cameroun, au Tchad, au Gabon, au Congo, etc. Elle revendique aujourd\u2019hui la position de leader dans la distribution en Afrique avec deux filiales : Tractafric Motors, distributeur automobile multimarques pr\u00e9sent dans 25 pays africains, et Tractafric Equipement, concessionnaire de Caterpillar dans dix pays en Afrique centrale.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 Managem, filiale de la SNI, qui poss\u00e8de le monopole du secteur minier au Maroc, d\u00e9veloppe plusieurs projets miniers, au Soudan, au Gabon, en \u00c9thiopie et en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (RDC) o\u00f9 elle s\u2019est r\u00e9cemment associ\u00e9e au groupe minier chinois Wanbao Mining pour l\u2019exploitation du gisement de Kalukundi qui rec\u00e8le une r\u00e9serve immense de cuivre. Elle est pr\u00e9sente aussi au RDC \u00e0 travers d\u2019autres filiales d\u00e9tenant notamment des permis de cobalt, d\u2019\u00e9tain et de coltan en phase d\u2019exploration. Elle a lanc\u00e9 d\u2019autres programmes d\u2019exploration aurif\u00e8re au Burkina Faso<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\">[29]<\/a>.<\/p>\n<p>La filiale de la SNI d\u00e9di\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9nergie, Nareva, s\u2019est associ\u00e9e avec l\u2019entreprise fran\u00e7aise Engie pour d\u00e9velopper des centrales \u00e9lectriques dans le nord et dans l\u2019ouest de l\u2019Afrique \u00e0 l\u2019horizon 2020-2025.<\/p>\n<p>Les \u00e9tablissements publics telles que l\u2019Office nationale d\u2019eau et d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 (ONEE), l\u2019Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), et l\u2019Agence marocaine d&rsquo;\u00e9nergie solaire (MASEN) constituent de puissants leviers de la conqu\u00eate de grands march\u00e9s dans ces secteurs en Afrique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Le phosphate et ses d\u00e9riv\u00e9s<\/em><\/strong><\/p>\n<p>L\u2019Office ch\u00e9rifien des phosphates (OCP), premier \u00e9tablissement public au Maroc avec un chiffre d\u2019affaire de 47 milliards de dirhams en 2015, premier producteur et exportateur mondial de phosphate sous toutes ses formes, a entam\u00e9 son projet d&rsquo;ouverture de 14 filiales sur le continent qui seront majoritairement d\u00e9tenues par OCP Africa, bras arm\u00e9 de l\u2019OCP pour conqu\u00e9rir le march\u00e9 africain des engrais. Les principaux pays vis\u00e9s par cette op\u00e9ration sont : la C\u00f4te d\u2019Ivoire, le S\u00e9n\u00e9gal, la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, le B\u00e9nin, le Cameroun, le Nig\u00e9ria, la Tanzanie, l\u2019Angola, la Zambie, le Zimbabwe, le Mozambique, le Kenya, le Ghana, et l\u2019\u00c9thiopie. L\u2019Afrique repr\u00e9sente aujourd\u2019hui 25 % du chiffre d\u2019affaires du groupe, soit sa part la plus importante, l\u2019Am\u00e9rique latine se situant en deuxi\u00e8me position (17 %), puis l\u2019Europe du Sud (14 %), l\u2019Inde (13 %), l\u2019Am\u00e9rique du Nord (12 %) et l\u2019Europe de l\u2019Ouest (8 %)<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\">[30]<\/a>.<\/p>\n<p>Le mod\u00e8le d\u2019agrobusiness marocain est donn\u00e9 en exemple pour promouvoir les ventes d\u2019engrais en Afrique. Celle-ci ne repr\u00e9sente qu\u2019une faible proportion de la consommation mondiale d\u2019engrais. Ce mod\u00e8le permet aux agro-exportateurs de s\u2019enrichir alors que le Maroc est devenu un importateur net de c\u00e9r\u00e9ales et a connu plusieurs mobilisations sociales contre la chert\u00e9 des denr\u00e9es alimentaires. Ces fortun\u00e9s contribuent aux vastes op\u00e9rations d\u2019accaparement des terres agricoles africaines men\u00e9es par des groupes capitalistes chinois, indiens, europ\u00e9ens et des monarchies du Golfe. Le cas de Sefrioui, qui obtenu une superficie de 10\u00a0000 hectares au S\u00e9n\u00e9gal, et qui s\u2019appr\u00eate \u00e0 devenir producteur de riz dans ce pays et en C\u00f4te d\u2019Ivoire, est d\u00e9nonc\u00e9 par les organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile s\u00e9n\u00e9galaise.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>L\u2019agroalimentaire et la distribution<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Le groupe Cosumar, unique sucrier du Maroc, issu de la privatisation des quatre sucreries publiques en 2005 au profit de la SNI qui en a c\u00e9d\u00e9 un bloc d\u2019actions au profit de Wilmar International, premier groupe agroalimentaire asiatique, et d\u2019un large nombre d\u2019investisseurs institutionnels, ambitionne de se d\u00e9velopper en Afrique. Celle-ci repr\u00e9sente un d\u00e9ficit en mati\u00e8re de sucre de 6 millions de tonnes par an. Cosumar a, par exemple, \u00e9t\u00e9 choisi par le gouvernement du Cameroun pour reprendre le d\u00e9veloppement du complexe agro-industriel sucrier entre Batouri et Bertoua, \u00e0 l\u2019est du pays.<\/p>\n<p>La cha\u00eene de supermarch\u00e9 Marjane, filiale de la SNI qui en d\u00e9tient 39,5 % du capital, s\u2019appr\u00eate \u00e0 s\u2019implanter en C\u00f4te d\u2019Ivoire, au S\u00e9n\u00e9gal, au Gabon, au Mali et en Tunisie.<\/p>\n<p>Le holding Sanam, dirig\u00e9e par Sa\u00efd Alj, s\u2019introduit dans l\u2019agro-alimentaire \u00e0 travers sa filiale Unimer, sp\u00e9cialis\u00e9e dans la conserverie des produits de la mer qu\u2019il exporte vers plusieurs pays du continent africain : S\u00e9n\u00e9gal, Guin\u00e9e, Togo, B\u00e9nin, Niger, Nig\u00e9ria, RD Congo et Afrique du Sud. Il compte investir 240 millions de dirhams en Mauritanie pour l\u2019implantation\u00a0 d\u2019un complexe industriel int\u00e9gr\u00e9 de transformation et de valorisation du poisson p\u00e9lagique p\u00each\u00e9 sur place.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>L\u2019industrie pharmaceutique<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Le groupe Cooper Pharma dispose d\u00e9j\u00e0 d\u2019une importante pr\u00e9sence commerciale dans environ une vingtaine de pays africains et en particulier dans les pays suivants : S\u00e9n\u00e9gal, C\u00f4te d\u2019Ivoire, Burkina Faso, B\u00e9nin, Togo et Gabon. Il a annonc\u00e9 r\u00e9cemment la construction d&rsquo;une unit\u00e9 pharmaceutique en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire et une autre au Rwanda.<\/p>\n<p>Le groupe Sothema poss\u00e8de une filiale \u00e0 Dakar qui produits des m\u00e9dicaments g\u00e9n\u00e9riques destin\u00e9s \u00e0 soigner les pand\u00e9mies les plus r\u00e9pandues de la r\u00e9gion (paludisme, diarrh\u00e9es chroniques, chol\u00e9ra) et vise l\u2019ensemble des 8 pays de la zone UEMOA et plus largement les pays d\u2019Afrique francophone.<\/p>\n<h4 style=\"text-align: center;\"><strong>Actionnariat de la SNI : les parts de Mohammed VI et de la famille royale<\/strong><\/h4>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/b.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-729\" src=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/b-300x284.png\" alt=\"\" width=\"318\" height=\"301\" srcset=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/b-300x284.png 300w, https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/b.png 609w\" sizes=\"(max-width: 318px) 100vw, 318px\" \/><\/a><\/p>\n<h6 style=\"text-align: center;\">Source\u00a0: <a href=\"https:\/\/ledesk.ma\/datadesk\/actionnariat-de-la-sni-les-parts-de-mohammed-vi-et-de-la-famille-royale\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/ledesk.ma\/datadesk\/actionnariat-de-la-sni-les-parts-de-mohammed-vi-et-de-la-famille-royale\/<\/a><\/h6>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les tourn\u00e9es royales en Afrique pour booster les affaires<\/strong><\/p>\n<p>Les tourn\u00e9es royales africaines, d\u00e9sormais annuelles depuis 2013, dans plusieurs pays subsahariens, constituent des occasions pour booster les affaires et d\u00e9crocher des contrats fructueux. Lors de ses visites, le Roi est accompagn\u00e9 d\u2019hommes d\u2019affaires bien choisis, soit en leur qualit\u00e9 de conseillers, de ministres, de responsables d&rsquo;\u00e9tablissements publics ou d\u2019entrepreneurs. Lors de sa tourn\u00e9e strat\u00e9gique de fin 2016 en Afrique de l\u2019Est (Rwanda, Tanzanie et \u00c9thiopie), on trouve dans la liste non exhaustive des businessmen, la pr\u00e9sidente de la Conf\u00e9d\u00e9ration g\u00e9n\u00e9rale des entreprises marocaines (Miriem Bensaleh Chaqroun), le PDG de la SNI (Hassan Ouriagli), les PDG de BMCE Bank of Africa (Othman Benjelloun) d\u2019Attijariwafa Bank (Mohamed El Kettani), de la Banque Populaire (Mohamed Benchaaboun) et du Cr\u00e9dit Agricole Maroc (Tariq Sijilmassi) ainsi que Sa\u00efd Ibrahimi, directeur g\u00e9n\u00e9ral de Casablanca Finance City Authority (CFCA). Les repr\u00e9sentants du secteur de l\u2019\u00e9nergie Ahmed Nakkouch, PDG de Nareva, ainsi que le directeur g\u00e9n\u00e9ral de Masen, Mustapha Bakkoury.\u00a0 Le PDG de l\u2019OCP, Mustapha Terrab, le PDG de Holmarcom, Mohammed Hassan Bensalah ainsi que le PDG de Sanam, Sa\u00efd Alj, le directeur du p\u00f4le d\u00e9veloppement d\u2019Akwa Group (Akhannouch), Majid El Yacoubi. Le secteur du tourisme repr\u00e9sent\u00e9 par Abderrafie Zouiten, directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Office national marocain du tourisme (ONMT) et celui de l\u2019immobilier repr\u00e9sent\u00e9 par Hicham Berrada Sounni, PDG de Palmeraie D\u00e9veloppement<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[31]<\/a>, etc. Le roi a effectu\u00e9 une autre tourn\u00e9e en d\u00e9but de 2017 en R\u00e9publique du Soudan du Sud, au Ghana, en Zambie, en Guin\u00e9e et en C\u00f4te d\u2019Ivoire. Le total des accords sign\u00e9s \u00e0 la fin de ces deux tourn\u00e9es s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 140 englobant des domaines tr\u00e8s vari\u00e9s dans 9 pays<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[32]<\/a>\u00a0: Rwanda (19), Tanzanie (22), S\u00e9n\u00e9gal (4), \u00c9thiopie (7), Madagascar (22), Zambie (19), Ghana (25), Guin\u00e9e (8), C\u00f4te d&rsquo;Ivoire (14 nouvelles conventions).<\/p>\n<p>En une d\u00e9cennie (2005-2015), pr\u00e8s de 3 200 accords et conventions bilat\u00e9rales entre le Maroc et des \u00c9tats africains ont \u00e9t\u00e9 sign\u00e9s et sont entr\u00e9s en vigueur. Une quarantaine de commissions mixtes ont \u00e9t\u00e9 mises en place au cours de la m\u00eame p\u00e9riode<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[33]<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Petites et moyennes entreprises (PME) \u00e9cart\u00e9es<\/strong><\/p>\n<p>On voit bien que la cartographie des entreprises marocaines pr\u00e9sentes en Afrique est domin\u00e9e par un cercle restreint de pr\u00e9dateurs \u00ab\u00a0champions\u00a0\u00bb qui ne laissent que tr\u00e8s peu de place pour les petites et moyennes entreprises (PME) dans cette conqu\u00eate des march\u00e9s africains. Pas plus de 150 PME y sont aujourd\u2019hui pr\u00e9sentes (toutes natures de pr\u00e9sence juridique confondues)<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[34]<\/a>, alors qu\u2019elles repr\u00e9sentent un poids tr\u00e8s important dans le tissu \u00e9conomique (plus de 90 % du tissu productif marocain). Elles sont les plus touch\u00e9es par les r\u00e9formes n\u00e9olib\u00e9rales qui ont augment\u00e9 leurs difficult\u00e9s d\u2019acc\u00e8s aux moyens de production et souffrent de l\u2019ouverture des fronti\u00e8res (les accords de libre-\u00e9change) aux multinationales qui inondent le march\u00e9 local par des produits subventionn\u00e9s, mais aussi de l\u2019h\u00e9g\u00e9monie du \u00ab\u00a0syst\u00e8me de patronage\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0r\u00e9seaux client\u00e9listes\u00a0\u00bb du palais.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Des programmes sociaux en trompe l\u2019\u0153il\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Pour att\u00e9nuer le caract\u00e8re agressif des investissements capitalistes dans un continent domin\u00e9 par la pauvret\u00e9, ces visites royales comprennent aussi des volets sociaux. L\u2019Initiative nationale pour le d\u00e9veloppement humain (INDH) s\u2019exporte aussi en Afrique subsaharienne avec une couverture m\u00e9diatique massive. C\u2019est une initiative royale qui consiste \u00e0 mettre en place des programmes de lutte contre la pauvret\u00e9, la pr\u00e9carit\u00e9 et l\u2019exclusion sociale, la mise \u00e0 disposition dans certains pays amis d\u2019h\u00f4pitaux, la construction de villages de p\u00eache et la mise \u00e0 niveau du secteur de la p\u00eache artisanale, la construction de logements \u00e9conomiques, etc. Les associations de la soci\u00e9t\u00e9 civile int\u00e9ress\u00e9es par les gains financiers sont sollicit\u00e9es pour accompagner ces programmes et les justifier. Les maigres r\u00e9sultats obtenus au Maroc t\u00e9moignent du caract\u00e8re en trompe l\u2019\u0153il de ces mesures. Une d\u00e9cennie de l\u2019INDH n\u2019avait pas r\u00e9ussi \u00e0 sortir 12 millions de marocains de \u00ab\u00a0d\u00e9ficits flagrants\u00a0\u00bb touchant leurs conditions de vie les plus \u00e9l\u00e9mentaires\u00a0: revenu, sant\u00e9, \u00e9ducation, hygi\u00e8ne, transport, etc. Le Maroc est alors rel\u00e9gu\u00e9 au 126<sup>\u00e8me<\/sup> rang sur 188 pays, soit au bas de l\u2019\u00e9chelle des pays \u00e0 niveau de d\u00e9veloppement humain moyen<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[35]<\/a>. Comme au Maroc, ces programmes \u00ab\u00a0d\u2019insertion\u00a0\u00bb visent plut\u00f4t \u00e0 approcher les cat\u00e9gories sociales les plus vuln\u00e9rables pour les mettre \u00e0 la disposition du grand capital \u00e0 travers la bancarisation (microcr\u00e9dit<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[36]<\/a>) et les microprojets. Ce dernier cherche \u00e0 accumuler des b\u00e9n\u00e9fices sur le dos des pauvres, qui, s\u2019ils n\u2019ont pas beaucoup d\u2019argent, sont en revanche tr\u00e8s nombreux.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Processus d\u2019internationalisation \u00e0 faible impact<\/strong><\/p>\n<p>Le processus d\u2019internationalisation du capitalisme marocain entam\u00e9e depuis les ann\u00e9es 2000 \u00e9volue lentement. Il refl\u00e8te les faiblesses du mod\u00e8le de d\u00e9veloppement d\u00e9pendant d\u00e9j\u00e0 \u00e9prouv\u00e9s sur le territoire marocain. Il n\u2019a pas encore de gros impacts sur les \u00e9changes commerciaux et des flux d\u2019investissement du Maroc avec le continent africain qui restent encore tr\u00e8s faibles. Le montant global des \u00e9changes entre le Maroc et le continent africain se situe en 2014 \u00e0 37,5 milliards de dirham ne repr\u00e9sentant que 6,4 % (et \u00e0 peine 2,5 % pour l\u2019Afrique subsaharienne) de l\u2019ensemble des \u00e9changes commerciaux du Maroc, contre 63,5 % pour l\u2019Europe, 18 % pour l\u2019Asie et 10,9 % pour l\u2019Am\u00e9rique<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[37]<\/a>. Les produits export\u00e9s par le Maroc vers l\u2019Afrique sont domin\u00e9s par les trois premiers produits qui sont les engrais naturels et chimiques, avec une part de 12,5 % en 2014, suivie de pr\u00e9parations et conserves de poissons et crustac\u00e9s (11,7 %) et voitures de tourisme (6,3 %). Par ailleurs, le Maroc importe de l\u2019Afrique principalement le gaz de p\u00e9trole et autres hydrocarbures, avec une part de 52,7 % en 2014, suivis de tourteaux et autres r\u00e9sidus des industries alimentaires (4,7 %), utilis\u00e9s surtout dans l&rsquo;alimentation animale et coke (charbon) et combustibles solides similaires (3,4 %).<\/p>\n<p>Le flux d\u2019investissements directs marocains en Afrique subsaharienne ont atteint entre 2008 et 2016 une valeur de 20,6 milliards de dirhams, soit 92 % de ceux destin\u00e9s vers l\u2019Afrique et 52 % des flux sortants globaux, contre 33 % vers l\u2019Europe, 6 % vers le Moyen Orient et 4 % aussi bien vers les \u00c9tats-Unis que vers l\u2019Afrique du Nord<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[38]<\/a>. \u00a0Pour les IDE entrant au Maroc, l&rsquo;Union europ\u00e9enne demeure le premier partenaire du pays, avec une part de 60 % des IDE totaux investis sur la p\u00e9riode 2008 \u2013 2015 suivie des \u00c9mirats arabes unis avec 13 %.<\/p>\n<p>Les grands investissements au Maroc comme en Afrique restent encore principalement adoss\u00e9s par l\u2019\u00c9tat \u00e0 travers le secteur public. La part publique (Budget de l\u2019\u00c9tat, \u00c9tablissements publics et collectivit\u00e9s locales) a atteint presque 65 % du taux moyen de la formation brute de capital fixe<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[39]<\/a> au Maroc entre 2010 et 2015<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[40]<\/a>. La nature despotique du r\u00e9gime politique marocain fait que ces investissements publics sont plut\u00f4t des \u00ab\u00a0\u00c9l\u00e9phants blancs\u00a0\u00bb au profit de capitalistes parasitaires locaux et \u00e9trangers avec un faible impact sur la croissance et l\u2019emploi. Ils ne produisent pas non plus les ressources n\u00e9cessaires au remboursement des emprunts publics externes qu\u2019ils g\u00e9n\u00e8rent. A fin 2016, l\u2019encours de la dette ext\u00e9rieure publique s\u2019est \u00e9tabli \u00e0 312,5 milliards de dirhams (30,9 milliards USD) repr\u00e9sentant 30,8 % du PIB. L\u2019encours de la dette ext\u00e9rieure des \u00c9tablissements et Entreprises publiques s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 168,8 milliards de dirhams, soit 54 % du total de la dette externe publique et 16,7 % du PIB<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\">[41]<\/a>. \u00a0C\u2019est bien entendu les couches populaires qui paieront la facture.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Maroc plate-forme pour les conqu\u00eates n\u00e9ocoloniales de l\u2019Afrique<\/strong><\/p>\n<p>Le Maroc se targue de sa situation au carrefour des march\u00e9s intercontinentaux et ambitionne de s\u2019\u00e9riger en hub r\u00e9gional tourn\u00e9 vers l\u2019Afrique. Il s\u2019efforce de devenir une plate-forme pour contribuer, sous couvert de coop\u00e9ration tripartite ou triangulaire, \u00e0 la conqu\u00eate n\u00e9ocoloniale des pays du continent et le pillage de leurs ressources. Sa contribution consiste \u00e0 d\u00e9velopper les infrastructures et les connexions terrestres, maritimes et a\u00e9riennes entre le Maroc et les pays d\u2019Afrique pour faciliter les \u00e9changes commerciaux. Il doit \u00e9galement faciliter le financement des projets locaux en Afrique par des bailleurs internationaux et accompagner leurs r\u00e9alisations par des formations de comp\u00e9tences. C\u2019est dans cet objectif que s\u2019ins\u00e8re la mise en place de la plate-forme financi\u00e8re, Casablanca Finance City (CFC), qui pr\u00e9tend drainer des capitaux \u00e9trangers et lever des fonds pr\u00eats \u00e0 \u00eatre r\u00e9investis sur le continent africain. Le Maroc a mis en place aussi de zones franches et de plateformes industrielles int\u00e9gr\u00e9es (d\u00e9di\u00e9s \u00e0 l\u2019offshoring, l\u2019a\u00e9ronautique, l\u2019automobile\u2026), d\u2019agropoles, d\u2019haliopoles, etc. Le Maroc se vante des diff\u00e9rents les accords de libre-\u00e9change, qu\u2019il a sign\u00e9 avec les puissances occidentales (Union europ\u00e9enne et USA) et les pays m\u00e9diterran\u00e9ens, et les pr\u00e9sente comme une opportunit\u00e9 pour acc\u00e9der \u00e0 un march\u00e9 de plus de 1 milliard de consommateurs. Il importe alors d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019adaptation du cadre juridique et r\u00e9glementaire r\u00e9gissant ses relations commerciales et d\u2019investissement avec les pays africains en vue de r\u00e9duire au maximum des obstacles tarifaires et non tarifaires, stimuler les n\u00e9gociations pour la conclusion d\u2019accords pr\u00e9f\u00e9rentiels et de libre-\u00e9change avec des groupements r\u00e9gionaux africains, tels que l\u2019UEMOA (Union \u00e9conomique et mon\u00e9taire des \u00c9tats de l&rsquo;Afrique de l\u2019Ouest), la CEMAC (Communaut\u00e9 \u00e9conomique et mon\u00e9taire des \u00c9tats de l&rsquo;Afrique centrale) et la CEDEAO (Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest). C\u2019est dans cet objectif qu\u2019il a demand\u00e9, en f\u00e9vrier 2017, l\u2019adh\u00e9sion \u00e0 la CEDAO, juste un mois apr\u00e8s avoir adh\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019Union africaine (UA). Il vise aussi \u00e0 renforcer sa position quant \u00e0 la question du Sahara.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le concours des Institutions \u00e9conomiques internationales<\/strong><\/p>\n<p>Les bases de cette conqu\u00eate n\u00e9ocoloniale de l\u2019Afrique sont d\u00e9termin\u00e9es par les Institutions financi\u00e8res internationales. Elles coordonnent l\u2019offensive n\u00e9olib\u00e9rale et la mondialisation capitaliste en faveur des multinationales. Elles permettent l\u2019h\u00e9g\u00e9monie des march\u00e9s financiers et la g\u00e9n\u00e9ralisation de la sp\u00e9culation. Elles entretiennent le syst\u00e8me dette comme instrument de transfert des ressources depuis les pays du Sud vers les capitalistes du Nord. Elles soutiennent les r\u00e9gimes politiques autoritaires et l\u2019intervention militaire des grandes puissances.<\/p>\n<p>Le Maroc est un tr\u00e8s bon \u00e9l\u00e8ve de ces Institutions. L\u2019enrichissement d\u2019une minorit\u00e9 de capitalistes qui s\u2019internationalisent en Afrique s\u2019ins\u00e8rent parfaitement dans la logique de leurs politiques. La Banque mondiale, le Fond mon\u00e9taire international, la Banque africaine de d\u00e9veloppement, l\u2019Organisation mondiale du commerce, et l\u2019imp\u00e9rialisme (fran\u00e7ais, chinois\u2026) sont bien les instruments de n\u00e9o-colonisation de l\u2019Afrique. Ils s\u2019appuient sur des chefs \u00c9tats despotiques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Panafricanisme pour recouvrer notre souverainet\u00e9 <\/strong><\/p>\n<p>Le vrai d\u00e9veloppement de nos pays en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne ne sera pas l\u2019\u0153uvre de nos r\u00e9gimes qui accaparent nos richesses, nous endettent et approfondissent notre d\u00e9pendance envers les m\u00e9tropoles imp\u00e9rialistes.\u00a0 Ce sont les couches populaires, les salari\u00e9-e-s et les petits producteurs qui devront se mobiliser pour d\u00e9cider d\u00e9mocratiquement de leur mod\u00e8le de d\u00e9veloppement alternatif. Nous devons d\u00e9noncer et combattre les conqu\u00eates n\u00e9ocoloniales que m\u00e8nent les multinationales et les grands capitalistes locaux sous couvert de coop\u00e9ration et de d\u00e9veloppement de l\u2019Afrique. Nous devons poursuivre le combat de Thomas Sankara pour annuler les dettes ill\u00e9gitimes et mettre fin au syst\u00e8me dette qui \u00e9crase nos peuples. Il est plus que jamais n\u00e9cessaire de d\u00e9velopper des solidarit\u00e9s et des synergies entre nos diff\u00e9rentes mouvements de lutte dans nos pays et \u00e9changer nos exp\u00e9riences. Face \u00e0 l\u2019union des Chefs d\u2019\u00c9tats mandataires de l\u2019imp\u00e9rialisme dans l\u2019Union africaine, Union du Maghreb arabe, ou la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, etc. nous devons conjuguer nos efforts pour reconstruire le panafricanisme sur une base radicale, combative et internationaliste. Ce qui nous permettra de recouvrer notre souverainet\u00e9 politique, \u00e9conomique, alimentaire, et environnementale.<\/p>\n<p>17 novembre 2017<\/p>\n<p>Omar Aziki<\/p>\n<p>ATTAC CADTM Maroc<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>NOTE<\/p>\n<hr \/>\n<div class=\"notes\">\n<p>|<a id=\"nb2-1\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-1\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-1\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">1<\/a>| &#8211; D\u00e9claration du ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res et de la Coop\u00e9ration internationale le 08 juin 2017.\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.leseco.ma\/maroc\/58061-pres-de-1000-entreprises-marocaines-en-afrique.html\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">http:\/\/www.leseco.ma\/maroc\/58061-pres-de-1000-entreprises-marocaines-en-afrique.html<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-2\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-2\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-2\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">2<\/a>| &#8211; Office des changes. \u00c9changes Maroc-Afrique subsaharienne. 2017.\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.oc.gov.ma\/\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">www.oc.gov.ma<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-3\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-3\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-3\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">3<\/a>| &#8211; Najib Akesbi. \u00c9conomie politique et politiques \u00e9conomiques au Maroc. Revue Marocaine des sciences politiques et sociales. Avril 2017.<\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-4\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-4\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-4\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">4<\/a>| &#8211; M.\u00a0Oubenal et A. Zeroual. Les transformations de la structure financi\u00e8re du capitalisme marocain. Revue Marocaine des sciences politiques et sociales. Avril 2017.<\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-5\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-5\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-5\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">5<\/a>| &#8211; M.S. Sa\u00e2di. R\u00e9formes n\u00e9olib\u00e9rales, groupes d\u2019affaires et d\u00e9veloppement au Maroc. Revue Marocaine des sciences politiques et sociales. Avril 2017.<\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-6\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-6\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-6\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">6<\/a>| &#8211; M.\u00a0Oubenal et A. Zeroual. Op. cit.<\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-7\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-7\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-7\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">7<\/a>| &#8211;\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/www.finances.gov.ma\/Docs\/2015\/DAAG\/almaliya58.pdf\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">https:\/\/www.finances.gov.ma\/Docs\/2015\/DAAG\/almaliya58.pdf<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-8\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-8\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-8\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">8<\/a>| &#8211;\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.iam.ma\/\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">www.iam.ma\/<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-9\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-9\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-9\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">9<\/a>| &#8211; 1 africain sur 10 est un client Orange. 2016\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/www.orange.com\/fr\/Groupe\/Orange-dans-le-monde\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">https:\/\/www.orange.com\/fr\/Groupe\/Orange-dans-le-monde<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-10\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-10\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-10\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">10<\/a>| &#8211; B\u00e9atrice Hibou et Mohamed Tozy. De la friture sur la ligne des r\u00e9formes. La lib\u00e9ralisation des t\u00e9l\u00e9communications au Maroc. 2002.\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/spire.sciencespo.fr\/hdl:\/2441\/1d1vlhp8p7t3k7k974kr28oa1\/resources\/ci14p91-118.pdf\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">https:\/\/spire.sciencespo.fr\/hdl\u00a0:\/2441\/1d1vlhp8p7t3k7k974kr28oa1\/resources\/ci14p91-118.pdf<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-11\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-11\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-11\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">11<\/a>| &#8211; \u00ab\u00a0L\u2019\u00c9lys\u00e9e est intervenu aupr\u00e8s de Vivendi, soutenue par le roi Mohammed VI, pour qu\u2019il ne c\u00e8de pas Maroc Telecom \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 qatari Ooredoo, jusqu\u2019ici la mieux plac\u00e9e, soup\u00e7onn\u00e9e de collusions avec les fondamentalistes musulmans du Nord-Mali. Vu que cette filiale du groupe fran\u00e7ais contr\u00f4lait les principaux op\u00e9rateurs du Sahel, elle rev\u00eatait semble-t-il une grande importance pour le renseignement militaire, investi dans l\u2019op\u00e9ration Serval. Il se trouve que cette d\u00e9marche a vraisemblablement port\u00e9 ses fruits, puisque c\u2019est finalement le groupe \u00e9mirati Etisalat qui a emport\u00e9 le morceau\u00a0\u00bb. Jean Batou. Red\u00e9ploiement de l\u2019imp\u00e9rialisme fran\u00e7ais et sid\u00e9ration humanitaire de la gauche.2014.\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/www.legrandsoir.info\/afrique-redeploiement-de-l-imperialisme-francais-et-sideration-humanitaire-de-la-gauche.html\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">https:\/\/www.legrandsoir.info\/afrique-redeploiement-de-l-imperialisme-francais-et-sideration-humanitaire-de-la-gauche.html<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-12\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-12\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-12\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">12<\/a>| &#8211; T\u00e9l\u00e9coms\u00a0: Qui aura le dernier mot en Afrique\u00a0? octobre 2017.\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.leseco.ma\/les-cahiers-des-eco\/afrique\/61068-telecoms-qui-aura-le-dernier-mot-en-afrique.html\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">http:\/\/www.leseco.ma\/les-cahiers-des-eco\/afrique\/61068-telecoms-qui-aura-le-dernier-mot-en-afrique.html<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-13\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-13\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-13\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">13<\/a>|<\/p>\n<p><i>&#8211; TIC et d\u00e9veloppement en Afrique\u00a0: approche critique d\u2019initiatives et enjeux.\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/rfsic.revues.org\/939\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">https:\/\/rfsic.revues.org\/939<\/a><\/i><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-14\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-14\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-14\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">14<\/a>| &#8211;\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.banquemondiale.org\/fr\/news\/press-release\/2015\/04\/15\/massive-drop-in-number-of-unbanked-says-new-report\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">http:\/\/www.banquemondiale.org\/fr\/news\/press-release\/2015\/04\/15\/massive-drop-in-number-of-unbanked-says-new-report<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-15\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-15\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-15\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">15<\/a>| &#8211;\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/www.finances.gov.ma\/Docs\/2015\/DAAG\/almaliya58.pdf\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">https:\/\/www.finances.gov.ma\/Docs\/2015\/DAAG\/almaliya58.pdf<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-16\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-16\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-16\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">16<\/a>| &#8211;\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/fr.le360.ma\/economie\/maroc-afrique-banques-et-compagnies-dassurance-une-presence-dans-32-pays-africains-94249\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">http:\/\/fr.le360.ma\/economie\/maroc-afrique-banques-et-compagnies-dassurance-une-presence-dans-32-pays-africains-94249<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-17\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-17\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-17\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">17<\/a>| &#8211; La banque universelle, appel\u00e9e \u00e9galement \u00ab\u00a0banque \u00e0 tout faire\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0banque g\u00e9n\u00e9raliste\u00a0\u00bb repr\u00e9sente un grand ensemble financier regroupant et exer\u00e7ant les diff\u00e9rents m\u00e9tiers de la banque de d\u00e9tail, de la banque de financement et d\u2019investissement, de la gestion d\u2019actifs, tout en jouant \u00e9galement le r\u00f4le d\u2019assureur (on parle ici de \u00ab\u00a0<a name=\"_Hlk498116173\"><\/a><br \/>\nbancassurance\u00a0\u00bb). Cet ensemble intervient sur le territoire national mais \u00e9galement \u00e0 l\u2019\u00e9tranger avec ses filiales. Le principal danger de ce mod\u00e8le bancaire consiste \u00e0 faire supporter les pertes des activit\u00e9s risqu\u00e9es de banque de financement et d\u2019investissement par la banque de d\u00e9p\u00f4t et mettre ainsi en p\u00e9ril les avoirs des petits \u00e9pargnants. \u00c9ric Toussant. Bancocratie. P53.<\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-18\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-18\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-18\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">18<\/a>| &#8211;\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.attijariwafabank.com\/\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">www.attijariwafabank.com<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-19\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-19\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-19\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">19<\/a>| &#8211;\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.gbp.ma\/\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">http:\/\/www.gbp.ma<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-20\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-20\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-20\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">20<\/a>| &#8211;\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.bmcebank.ma\/\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">www.bmcebank.ma\/<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-21\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-21\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-21\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">21<\/a>| &#8211;\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/fr.le360.ma\/economie\/les-banques-marocaines-detronent-les-francaises-en-afrique-30137\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">http:\/\/fr.le360.ma\/economie\/les-banques-marocaines-detronent-les-francaises-en-afrique-30137<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-22\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-22\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-22\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">22<\/a>| &#8211;\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.cdg.ma\/\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">www.cdg.ma<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-23\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-23\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-23\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">23<\/a>| &#8211;\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/www.creditagricole.ma\/\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">https:\/\/www.creditagricole.ma<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-24\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-24\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-24\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">24<\/a>| &#8211; Wafa Assurance du groupe Attijariwafa bank (Royal) et RMA Watanya de la holding FinanceCom (Benjelloun).<\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-25\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-25\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-25\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">25<\/a>| &#8211;\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.sahamassurance.ma\/\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">www.sahamassurance.ma<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-26\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-26\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-26\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">26<\/a>| &#8211;\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.alliances.co.ma\/\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">http:\/\/www.alliances.co.ma\/<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-27\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-27\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-27\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">27<\/a>| &#8211;\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.managemgroup.com\/\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">www.managemgroup.com\/<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-28\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-28\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-28\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">28<\/a>| &#8211;\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.ocpgroup.ma\/\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">www.ocpgroup.ma<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-29\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-29\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-29\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">29<\/a>| &#8211;\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/telquel.ma\/2016\/10\/17\/tournee-africaine-de-mohammed-vi-voici-les-patrons-qui-feront-partie-du-voyage_1519481\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">http:\/\/telquel.ma\/2016\/10\/17\/tournee-africaine-de-mohammed-vi-voici-les-patrons-qui-feront-partie-du-voyage_1519481<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-30\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-30\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-30\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">30<\/a>| &#8211; Voir liste des pays visit\u00e9s, dates et contenus des accords sur le lien\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/www.medias24.com\/MAROC\/NATION\/174944-La-liste-des-accords-signes-devant-le-Roi-Mohammed-VI-dans-8-pays-africains-et-qui-seront-audites.html\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">https:\/\/www.medias24.com\/MAROC\/NATION\/174944-La-liste-des-accords-signes-devant-le-Roi-Mohammed-VI-dans-8-pays-africains-et-qui-seront-audites.html<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-31\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-31\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-31\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">31<\/a>| &#8211; Institut Amadeus. Le Maroc en Afrique\u00a0: La Voie Royale. 2015.\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.institutamadeus.com\/\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">www.institutamadeus.com<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-32\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-32\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-32\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">32<\/a>| &#8211; Les PME marocaines peinent \u00e0 investir en Afrique.\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/lavieeco.com\/news\/economie\/les-pme-marocaines-peinent-a-investir-en-afrique.html\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">http:\/\/lavieeco.com\/news\/economie\/les-pme-marocaines-peinent-a-investir-en-afrique.html<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-33\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-33\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-33\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">33<\/a>| &#8211; Najib Akesbi. op. cit.<\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-34\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-34\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-34\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">34<\/a>| &#8211; ATTAC CADTM Maroc. Le syst\u00e8me de microcr\u00e9dit au Maroc\u00a0: des pauvres financent des riches. 2017<\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-35\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-35\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-35\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">35<\/a>| &#8211; Office de change. Commerce ext\u00e9rieur du Maroc. Edition provisoire 2014.\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.oc.gov.ma\/\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">www.oc.gov.ma<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-36\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-36\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-36\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">36<\/a>| &#8211; Projet de loi de finances 2018. Rapport \u00e9conomique et financier.\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.finances.gov.ma\/\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">www.finances.gov.ma<\/a><\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-37\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-37\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-37\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">37<\/a>| &#8211; Formation brute de capital fixe, FBCF, est l\u2019agr\u00e9gat qui mesure, en comptabilit\u00e9 nationale, l\u2019investissement (acquisition de biens de production) en capital fixe des diff\u00e9rents agents \u00e9conomiques r\u00e9sidents.<\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-38\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-38\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-38\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">38<\/a>| &#8211; Najib Akesbi, op. cit.<\/p>\n<p>|<a id=\"nb2-39\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-39\" href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Maroc-tremplin-pour-les-conquetes#nh2-39\" rev=\"footnote\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">39<\/a>| &#8211; Projet de loi de finances 2018. Rapport sur la dette publique.\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.finances.gov.ma\/\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">www.finances.gov.ma<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"bioteur\"><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\"><\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\"><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Maroc\u00a0: tremplin pour les conqu\u00eates n\u00e9ocoloniales de l\u2019Afrique De grands groupes capitalistes marocains ont entam\u00e9 un processus d\u2019internationalisation plus particuli\u00e8rement depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 en vue de d\u00e9passer l\u2019\u00e9troitesse du march\u00e9 local tout en \u00e9difiant des partenariats multidimensionnels avec des multinationales qui ont accru elles aussi leur pr\u00e9sence dans plusieurs secteurs de l\u2019\u00e9conomie [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":731,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-726","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-altermondialisme"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/726","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=726"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/726\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":741,"href":"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/726\/revisions\/741"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/731"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=726"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=726"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=726"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}