{"id":641,"date":"2017-04-06T22:38:22","date_gmt":"2017-04-06T21:38:22","guid":{"rendered":"http:\/\/attacmaroc.org\/fr\/?p=641"},"modified":"2020-08-20T15:31:18","modified_gmt":"2020-08-20T14:31:18","slug":"maroc-les-couches-populaires-sous-le-double-joug-du-microcredit-et-du-despotisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/2017\/04\/06\/maroc-les-couches-populaires-sous-le-double-joug-du-microcredit-et-du-despotisme\/","title":{"rendered":"Maroc : les couches populaires sous le double joug du microcr\u00e9dit et du despotisme"},"content":{"rendered":"<p><strong>Maroc\u00a0: les couches populaires sous le double joug du microcr\u00e9dit et du despotisme<\/strong><\/p>\n<p>Lorsqu\u2019en 2011 est apparu au Maroc un vaste mouvement de lutte des victimes du microcr\u00e9dit, compos\u00e9 majoritairement de femmes, plus particuli\u00e8rement dans la r\u00e9gion de Ouarzazate, l&rsquo;association ATTAC CADTM Maroc a soutenu et accompagn\u00e9 ce combat. Elle a organis\u00e9 plusieurs actions concr\u00e8tes de soutien dont la caravane internationale de solidarit\u00e9 en avril 2014 qui a connu une large participation des organisations membres du r\u00e9seau international du CADTM<a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\">[1]<\/a>, et publi\u00e9 des brochures et des dizaines d\u2019articles afin de sensibiliser aux m\u00e9faits sociaux du syst\u00e8me de microcr\u00e9dit et de les d\u00e9noncer. L\u2019Assembl\u00e9e mondiale du r\u00e9seau CADTM tenu \u00e0 Tunis en avril 2016 a largement discut\u00e9 le syst\u00e8me du microcr\u00e9dit, analys\u00e9 ses causes et les ravages qu\u2019il provoque \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des trois continents du Sud (l\u2019Afrique, l\u2019Asie et l\u2019Am\u00e9rique Latine), et a propos\u00e9 des \u00e9l\u00e9ments d\u2019alternatives. C\u2019est une th\u00e9matique qui est d\u00e9sormais l\u2019une des priorit\u00e9s du r\u00e9seau et de ses organisations, plus particuli\u00e8rement dans ces trois continents. C\u2019est dans cette optique que l\u2019Assembl\u00e9e a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019organiser un s\u00e9minaire international sur les femmes et la lutte contre le microcr\u00e9dit et les dettes ill\u00e9gitimes \u00e0 Bamako au Mali du 16 au 19 novembre 2017.<\/p>\n<p>ATTAC CADTM Maroc a \u00e9galement r\u00e9alis\u00e9 une \u00e9tude dont la version en arabe a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e fin 2016 et la version en fran\u00e7ais sera publi\u00e9e au courant du mois d\u2019avril 2017. Intitul\u00e9e\u00a0\u00ab Le syst\u00e8me de microcr\u00e9dit au Maroc, quand les pauvres financent les riches \u00bb, cette \u00e9tude a \u00e9t\u00e9 largement m\u00e9diatis\u00e9e \u00e0 l\u2019occasion du 8 mars 2017 et plus d\u2019une trentaine de sites l\u2019ont relay\u00e9e, y compris celui du parti islamiste \u00e0 la t\u00eate du gouvernement, ainsi qu\u2019une chaine de t\u00e9l\u00e9vision officielle. Les \u00e9tablissements de microcr\u00e9dit y sont mis sur le banc des accus\u00e9s pour leur voracit\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser les b\u00e9n\u00e9fices sur le dos des victimes appauvries par les politiques n\u00e9olib\u00e9rales, en particulier des femmes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>La Banque mondiale aggrave la pauvret\u00e9 et offre les pauvres en p\u00e2ture au capital financier<\/strong><\/p>\n<p>Le Capital cherche \u00e0 accumuler des b\u00e9n\u00e9fices partout o\u00f9 il le peut y compris sur le dos des pauvres, qui, s\u2019ils n\u2019ont pas beaucoup d\u2019argent, sont en revanche tr\u00e8s nombreux. Le nombre de personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour est estim\u00e9 \u00e0 1,2 milliard, selon les donn\u00e9es du PNUD pour 2014, et le nombre de personnes vivant dans une pauvret\u00e9 multidimensionnelle (qui identifie les multiples privations subies par un individu ou un m\u00e9nage en mati\u00e8re de sant\u00e9, d\u2019\u00e9ducation et de niveau de vie) est de 2,2 milliards. Les institutions financi\u00e8res mondiales, la Banque mondiale \u00e0 leur t\u00eate, essayaient d\u2019inventer des outils pour jeter ce grand nombre de personnes dans le moulin \u00e0 produire du profit. Elles mettent alors en avant \u00ab l\u2019inclusion financi\u00e8re \u00bb, qui consiste \u00e0 offrir des services financiers pour les pauvres notamment par le biais du microcr\u00e9dit<a href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\">[2]<\/a>. Ainsi, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, et avec la g\u00e9n\u00e9ralisation des programmes d\u2019ajustement structurel qui ont approfondi la crise \u00e9conomique et sociale dans la majorit\u00e9 des pays du Sud, Muhammad Yunus a officiellement cr\u00e9\u00e9 la Grameen Bank au Bangladesh en tant qu&rsquo;institution bancaire fournissant des microcr\u00e9dits aux pauvres exclus du syst\u00e8me bancaire et contribuant ainsi \u00e0 les int\u00e9grer dans le cercle du capital<a href=\"#_edn3\" name=\"_ednref3\">[3]<\/a>. Depuis lors, les institutions de microcr\u00e9dit se sont rapidement multipli\u00e9es dans les pays sous-d\u00e9velopp\u00e9s. Leur nombre atteignaient 1 045 en 2014 avec 112 millions de clients \u00e0 faible revenu, dont 70 % de femmes, et un portefeuille de cr\u00e9dit de 87 milliards de dollars<a href=\"#_edn4\" name=\"_ednref4\">[4]<\/a>.<\/p>\n<table width=\"537\">\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"226\"><strong>Ann\u00e9e 2014<\/strong><\/td>\n<td width=\"111\"><strong>Pr\u00eats en milliards de dollar<\/strong><\/td>\n<td width=\"120\"><strong>Millions de clients<\/strong><\/td>\n<td width=\"80\"><strong>% femmes<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"226\">Am\u00e9rique Latine et Caraibes<\/td>\n<td width=\"111\">40,6<\/td>\n<td width=\"120\">21,6<\/td>\n<td width=\"80\">65%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"226\">Asie de l&rsquo;Est et pacifique<\/td>\n<td width=\"111\">12,9<\/td>\n<td width=\"120\">15,1<\/td>\n<td width=\"80\">75%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"226\">Asie du Sud<\/td>\n<td width=\"111\">12,8<\/td>\n<td width=\"120\">64,1<\/td>\n<td width=\"80\">92%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"226\">Europe de l&rsquo;Est et Asie Centrale<\/td>\n<td width=\"111\">11,3<\/td>\n<td width=\"120\">3,5<\/td>\n<td width=\"80\">44%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"226\">Afrique<\/td>\n<td width=\"111\">8,2<\/td>\n<td width=\"120\">5,3<\/td>\n<td width=\"80\">75%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"226\">Moyen-Orient et Afrique du Nord<\/td>\n<td width=\"111\">1,2<\/td>\n<td width=\"120\">2,1<\/td>\n<td width=\"80\">60%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"226\"><strong>TOTAL<\/strong><\/td>\n<td width=\"111\"><strong>87,0<\/strong><\/td>\n<td width=\"120\"><strong>111,7<\/strong><\/td>\n<td width=\"80\"><strong>69%<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Les banques et les grandes soci\u00e9t\u00e9s financi\u00e8res internationales ont \u00e9galement accompagn\u00e9 cet essor pour obtenir leur part du g\u00e2teau, soit en accordant des pr\u00eats directs aux institutions de microcr\u00e9dit, soit en cr\u00e9ant leurs propres divisions de microcr\u00e9dit. Le secteur du microcr\u00e9dit est alors devenu une partie int\u00e9grante des march\u00e9s financiers. Les institutions de microcr\u00e9dit accumulent des b\u00e9n\u00e9fices, diversifient leurs activit\u00e9s de microfinance, et nombre d\u2019entre elles se transforment en banques. Ainsi, le capital financier domine l&rsquo;ensemble de l&rsquo;activit\u00e9 du secteur de la microfinance. La Banque mondiale poursuit sa strat\u00e9gie de bancarisation de nouveaux secteurs de la population<a href=\"#_edn5\" name=\"_ednref5\">[5]<\/a> pour permettre au capital financier d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer l&rsquo;int\u00e9gration des 2 milliards d&rsquo;adultes dans le monde qui ne sont pas encore couverts par le syst\u00e8me bancaire, dont la plupart sont des pauvres et des femmes, en \u00e9largissant le panier de services financiers aux transferts d&rsquo;argent, assurances, factures de services publics (consommation d\u2019eau, \u00e9lectricit\u00e9, t\u00e9l\u00e9phone, etc.). Dans le m\u00eame temps, elle pr\u00e9conise de r\u00e9duire drastiquement le r\u00f4le de l&rsquo;\u00c9tat dans la garantie des services publics en les d\u00e9l\u00e9guant au secteur priv\u00e9 capitaliste qui les transforme en marchandise. Les pauvres ont alors davantage de besoins mon\u00e9taires, en particulier les femmes qui sont responsables de leurs foyers. Elles trouvent alors sur leur chemin les institutions de microcr\u00e9dit qui avancent masqu\u00e9es sous couvert de lutte contre la pauvret\u00e9. La Banque mondiale, par ses politiques, cr\u00e9e des pauvres et les offre au capital financier qui leur sucent jusqu\u2019au dernier sous.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;\u00c9tat marocain sauve le secteur du microcr\u00e9dit de la crise et lui permet des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat abusifs pour garantir ses b\u00e9n\u00e9fices<\/strong><\/p>\n<p>Il est certain que la diffusion de l&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;association ATTAC CADTM Maroc d\u00e9rangera beaucoup les institutions de microcr\u00e9dit dans notre pays. Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, aucune d&rsquo;elles n&rsquo;a pu nier ou infirmer ce que la presse a publi\u00e9. Les institutions de microcr\u00e9dit ont commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9merger au milieu des ann\u00e9es 1990, apr\u00e8s dix ans de mise en \u0153uvre du programme d&rsquo;ajustement structurel, qui a provoqu\u00e9 des trag\u00e9dies sociales profondes parmi les couches populaires. L&rsquo;\u00c9tat a contribu\u00e9 \u00e0 ce qu\u2019elle se d\u00e9clinent en tant qu\u2019associations sans but lucratif, qui se limitent \u00e0 la distribution de petites sommes ne pouvant exc\u00e9der cinquante mille dirhams (5\u00a0000 euros) dont \u00ab\u00a0l\u2019objet est de permettre \u00e0 des personnes \u00e9conomiquement faibles de cr\u00e9er ou de d\u00e9velopper leur propre activit\u00e9 de production ou de service en vue d\u2019assurer leur insertion \u00e9conomique\u00a0\u00bb<a href=\"#_edn6\" name=\"_ednref6\">[6]<\/a>. On compte actuellement 13 associations autoris\u00e9es \u00e0 exercer une activit\u00e9 de microcr\u00e9dit au Maroc<a href=\"#_edn7\" name=\"_ednref7\">[7]<\/a>, regroup\u00e9es au sein d\u2019une F\u00e9d\u00e9ration nationale des associations de micro-cr\u00e9dit (FNAM)<a href=\"#_edn8\" name=\"_ednref8\">[8]<\/a>. Le nombre de leurs clients est estim\u00e9 \u00e0 906\u00a0000 clients avec un portefeuille de pr\u00eats de 6 milliards de dirhams<a href=\"#_edn9\" name=\"_ednref9\">[9]<\/a>. La Fondation al Amana Microfinance est \u00e0 l&rsquo;avant-garde du secteur marocain du microcr\u00e9dit, suivie d&rsquo;Atawfiq (li\u00e9e \u00e0 la Banque Populaire) et de l\u2019association FONDEP (aujourd\u2019hui appel\u00e9e Albaraka). Ces trois institutions repr\u00e9sentent \u00e0 elles seules 82 % du nombre total des victimes du microcr\u00e9dit au Maroc et 89 % du nombre total de pr\u00eats distribu\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Tableau montrant les donn\u00e9es des trois principales institutions de microcr\u00e9dit au Maroc pour l&rsquo;ann\u00e9e 2015<\/strong><a href=\"#_edn10\" name=\"_ednref10\">[10]<\/a><\/p>\n<table width=\"512\">\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"122\"><strong>Institution<\/strong><\/td>\n<td width=\"83\"><strong>Nbre de clients actifs<\/strong><\/td>\n<td width=\"104\"><strong>% du Nbre total des clients<\/strong><\/td>\n<td width=\"120\"><strong>Encours des pr\u00eats (Milliers de Dirhams)<\/strong><\/td>\n<td width=\"83\"><strong>% du total des pr\u00eats<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"122\">AMANA<\/td>\n<td width=\"83\">328 361<\/td>\n<td width=\"104\">36 %<\/td>\n<td width=\"120\">2 235 048<\/td>\n<td width=\"83\">37 %<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"122\">ATAWFIQ<\/td>\n<td width=\"83\">265 000<\/td>\n<td width=\"104\">29 %<\/td>\n<td width=\"120\">2 000 000<\/td>\n<td width=\"83\">33 %<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"122\">ALBARAKA<\/td>\n<td width=\"83\">144 000<\/td>\n<td width=\"104\">16 %<\/td>\n<td width=\"120\">1 127 000<\/td>\n<td width=\"83\">19 %<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Depuis sa cr\u00e9ation, le secteur du microcr\u00e9dit au Maroc a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du soutien d&rsquo;institutions internationales telles que l&rsquo;Agence des \u00c9tats-Unis pour le d\u00e9veloppement (USAID), l&rsquo;Agence fran\u00e7aise de d\u00e9veloppement (AFD). Le Fonds Hassan II de microfinance, cr\u00e9\u00e9 en 2000 a subventionn\u00e9 le secteur \u00e0 hauteur de 100 Millions de DH (environ 10 millions d\u2019euros). Cependant, dans le contexte de la crise financi\u00e8re mondiale de 2007 \u00e0 2008, le secteur connaitra une crise qui s&rsquo;est manifest\u00e9e principalement par la faillite de la seconde plus grande institution de microcr\u00e9dit au Maroc, la fondation Zakoura. Cette faillite est compar\u00e9e, dans un \u00e9lan de comp\u00e9titivit\u00e9 agressive, \u00e0 celle de Corposol en Colombie en 1996<a href=\"#_edn11\" name=\"_ednref11\">[11]<\/a>.<\/p>\n<p>En effet, dans de nombreux pays, les d\u00e9fauts de paiement ont augment\u00e9 tandis que la taille des portefeuilles des institutions de microfinances a diminu\u00e9. Certains pays comme le Nicaragua, la Bosnie-Herz\u00e9govine et l\u2019Inde ont subi des crises bien plus profondes. Le Maroc a \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 ce dernier groupe. C\u2019est ce qu\u2019a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une \u00e9tude publi\u00e9e en 2014 par la Soci\u00e9t\u00e9 financi\u00e8re internationale (SFI), l\u2019organisation du Groupe de la Banque mondiale d\u00e9di\u00e9e au secteur priv\u00e9<a href=\"#_edn12\" name=\"_ednref12\">[12]<\/a>. Ce rapport a mis l\u2019accent sur l\u2019\u00e9volution de la crise du secteur de la microfinance au Maroc en se focalisant sur les trois principales institutions de microcr\u00e9dit (al Amana Microfinance, Atawfiq et FONDEP (Albaraka) qui repr\u00e9sentent, nous l\u2019avons dit, pr\u00e8s de 90 % du portefeuille de microfinance dans le pays. Voici deux graphiques qui illustrent clairement cette crise (page 13 du rapport)\u00a0:<\/p>\n<p><strong>Graphique 1\u00a0: portefeuille \u00e0 risque sup\u00e9rieur \u00e0 30 jours et les radiations de cr\u00e9ances<\/strong><\/p>\n<p><strong><u>\u00a0<\/u><\/strong><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-642 size-full\" src=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/x-e1491514455794.png\" alt=\"x\" width=\"600\" height=\"366\" data-wp-pid=\"642\" srcset=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/x-e1491514455794.png 600w, https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/x-e1491514455794-300x183.png 300w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sans la fondation Zakoura, les trois plus importantes institutions de microfinances marocaines convergent vers les moyennes mondiales par rapport au portefeuille \u00e0 risque sup\u00e9rieur \u00e0 30 jours et les radiations de cr\u00e9ances.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Graphique 2<\/strong>\u00a0: <strong>Rendement des actifs<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/y.png\"><img decoding=\"async\" class=\" wp-image-643 size-full aligncenter\" src=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/y-e1491514495580.png\" alt=\"y\" width=\"600\" height=\"379\" data-wp-pid=\"643\" srcset=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/y-e1491514495580.png 600w, https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/y-e1491514495580-300x190.png 300w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><\/p>\n<p>On voit bien que le rendement des actifs des principales institutions marocaines de microfinance est sup\u00e9rieur \u00e0 ceux du Nicaragua et de la Bosnie (tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s par rapport \u00e0 la moyenne mondiale), et que leur chute, \u00e0 l\u2019exception de Zakoura, n\u2019a pas atteint les niveaux moyens mondiaux, sauf \u00e9pisodiquement en 2009 suivi d\u2019une forte reprise en 2010.<\/p>\n<p>Cette crise, tout de m\u00eame pas dramatique, \u00e9tait li\u00e9e \u00e0 l\u2019exacerbation de la concurrence entre les grandes institutions de microcr\u00e9dit, qui b\u00e9n\u00e9ficiaient au d\u00e9part d\u2019un fort soutien financier international et marocain, pour atteindre un maximum de pauvres qui, tr\u00e8s affect\u00e9s par la crise \u00e9conomique et sociale, ont commenc\u00e9 \u00e0 faillir \u00e0 leurs engagements de remboursement. Des d\u00e9fauts de paiement en ont entra\u00een\u00e9 d\u2019autres. Les clients titulaires de plusieurs pr\u00eats repr\u00e9sentaient pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de tous les d\u00e9fauts de paiement selon le rapport de la SFI.<\/p>\n<p>On peut constater que cette crise s\u2019ins\u00e8re dans le m\u00eame contexte des d\u00e9fauts de paiement des m\u00e9nages \u00e0 bas revenus qui ont commenc\u00e9 \u00e0 se multiplier d\u00e8s le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 2007 apr\u00e8s l\u2019\u00e9clatement de la crise des cr\u00e9dits hypoth\u00e9caires (subprimes) aux \u00c9tats-Unis, suivis par d\u2019autres en Irlande, au Royaume-Uni, en Espagne, \u00e0 Chypre, dans plusieurs pays d\u2019Europe centrale et de l\u2019Est et, depuis 2011-2012, aux Pays-Bas. Les gouvernements se sont alors pr\u00e9cipit\u00e9s pour sauver le syst\u00e8me bancaire par des aides publiques directes et des garanties publiques aux banques entre les ann\u00e9es 2008 et 2012, ce qui a fortement augment\u00e9 la dette publique<a href=\"#_edn13\" name=\"_ednref13\">[13]<\/a>.<\/p>\n<p>Les gouvernants au Maroc vont aussi se pr\u00e9cipiter pour sauver le secteur du microcr\u00e9dit, d&rsquo;autant plus que les rapports de la Banque mondiale ont salu\u00e9 la grande r\u00e9ussite de l&rsquo;exp\u00e9rience marocaine dans la r\u00e9gion MENA. L\u2019\u00e9tude de la SFI mentionnait que \u00ab la crise de la microfinance au Maroc se distingue \u00e9galement des autres pays du \u00ab panth\u00e9on de la crise \u00bb par le niveau de soutien apport\u00e9 au secteur par le gouvernement marocain, les institutions de financement du d\u00e9veloppement, et d\u2019autres acteurs. Ainsi, \u00e0 la diff\u00e9rence de l\u2019Inde, o\u00f9 les banques ont supprim\u00e9 le financement aux IMF pour faire face \u00e0 la crise en Andhra Pradesh, les IMF marocaines n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 confront\u00e9es \u00e0 un \u00e9tranglement de la liquidit\u00e9 susceptible de prolonger et d\u2019aggraver la crise. Plusieurs ont abord\u00e9 la crise, dot\u00e9es de financement \u00e0 long terme et ont m\u00eame \u00e9t\u00e9 davantage soutenues par la cr\u00e9ation de JAIDA, un fonds d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la microfinance lanc\u00e9 en 2009 et bien positionn\u00e9 pour jouer le r\u00f4le essentiel de bailleur de fonds \u00ab\u00a0de dernier ressort\u00a0\u00bb (page7).<\/p>\n<p>En effet, conform\u00e9ment \u00e0 la coutume du syst\u00e8me politique marocain, o\u00f9 la gestion des grandes questions d\u00e9licates revient \u00e0 la plus haute autorit\u00e9 du pays qui intervient directement pour donner un caract\u00e8re effectif aux d\u00e9cisions et mobiliser tout le monde pour mettre en \u0153uvre les Hautes Instructions, le Centre Mohammed VI de soutien au microcr\u00e9dit<a href=\"#_edn14\" name=\"_ednref14\">[14]<\/a> a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 2007 pour superviser directement le processus de sauvetage du secteur de microcr\u00e9dit. Des n\u00e9gociations en coulisses ont abouti \u00e0 l\u2019int\u00e9gration de la fondation Zakoura \u00e0 la bien plus solide Fondation Banque Populaire en 2008-2009. Ce qui a \u00ab\u00a0aid\u00e9 \u00e0 \u00e9viter une catastrophe potentiellement plus grande\u00a0\u00bb (SFI) dans le secteur, \u00e0 couvrir sa faillite r\u00e9elle et la pr\u00e9senter comme une fusion tranquille et ordinaire. Des fonds \u00e9trangers et locaux ont \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9s dans le fonds dit JAIDA<a href=\"#_edn15\" name=\"_ednref15\">[15]<\/a>, qui a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 en 2007. La majeure partie de son capital (59 %) appartient \u00e0 des organismes fran\u00e7ais et allemands, tandis que deux institutions publiques marocaines, la Caisse de d\u00e9p\u00f4t et de gestion et Barid Al Maghrib (la Poste marocaine), d\u00e9tiennent les 41 % restants. Ses principales fonctions ont \u00e9t\u00e9 de fournir un soutien financier et technique aux institutions de microcr\u00e9dit, formant une plateforme pour attirer de nouveaux capitaux priv\u00e9s dans le secteur du microcr\u00e9dit et am\u00e9liorer la coordination des financiers. Par ailleurs, un programme de d\u00e9veloppement a \u00e9t\u00e9 trac\u00e9 conjointement entre les gouvernements am\u00e9ricain et marocain et a r\u00e9ussi \u00e0 assurer 15 millions de dollars d\u2019assistance technique au secteur sur la p\u00e9riode 2011\u20132013. Les banques commerciales priv\u00e9es ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 encourag\u00e9es \u00e0 fournir des fonds et \u00e0 cr\u00e9er leurs subdivisions de microcr\u00e9dit et \u00e0 partir de 2012, elles deviennent le bailleur majeur du secteur \u00e0 raison de 80 %. \u00c9videmment, elles recevront \u00e9galement leur part des b\u00e9n\u00e9fices \u00e9lev\u00e9s g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par les pauvres en bas du processus.<\/p>\n<p>Depuis le d\u00e9but de la crise en 2006-07, la Banque centrale (Bank Al-Maghrib) est intervenue pour renforcer les m\u00e9canismes de contr\u00f4le des \u00e9tablissements de microcr\u00e9dit et les proc\u00e9dures de recouvrement des pr\u00eats en d\u00e9faillance. L\u2019\u00e9tude d&rsquo;ATTAC CADTM Maroc a r\u00e9sum\u00e9 ainsi cet accompagnement de la Banque Centrale aux institutions de microcr\u00e9dit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Alors que l\u2019activit\u00e9 de ces institutions \u00e9tait limit\u00e9e au cours des cinq premi\u00e8res ann\u00e9es (1999 &#8211; 2004) \u00e0 l\u2019offre de microcr\u00e9dits pour la cr\u00e9ation de petits projets, les cat\u00e9gories de cr\u00e9dits ont \u00e9t\u00e9 diversifi\u00e9es \u00e0 partir d\u2019avril 2004 afin d\u2019inclure des cr\u00e9dits immobiliers (achat, construction ou r\u00e9novation de logements) et des cr\u00e9dits pour la fourniture d&rsquo;eau et d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9. A partir de novembre 2007, il est devenu possible aux IMF d\u2019agir en tant qu&rsquo;interm\u00e9diaires entre les compagnies d&rsquo;assurance et leurs clients les plus pauvres par la souscription de contrats d&rsquo;assurance et de r\u00e9assurance. En outre, il leur est devenu possible d\u2019\u00e9tendre les pr\u00eats aux microcr\u00e9dits orient\u00e9s vers la consommation et d&rsquo;\u00e9tendre leurs services financiers au transfert d&rsquo;argent. En d\u00e9cembre 2012, un amendement significatif \u00e0 la loi r\u00e9gissant le secteur de la microfinance au Maroc, a \u00e9t\u00e9 introduit pour permettre aux associations de microcr\u00e9dits de cr\u00e9er des banques ou de participer au capital de banques. Ces banques affili\u00e9es peuvent proc\u00e9der \u00e0 la distribution de microcr\u00e9dits. Enfin, en janvier 2015, suite \u00e0 un amendement \u00e0 la loi bancaire, les associations de microcr\u00e9dits sont devenues des \u00e9tablissements de cr\u00e9dit soumis aux proc\u00e9dures de contr\u00f4le r\u00e9gissant les \u00e9tablissements bancaires\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ainsi, l&rsquo;\u00c9tat marocain s&rsquo;est mobilis\u00e9 directement pour sauver le secteur du microcr\u00e9dit. Celui-ci semble avoir d\u00e9pass\u00e9 sa crise. L\u2019institution Amana a d\u00e9clar\u00e9 un b\u00e9n\u00e9fice net de 85 millions de dirhams en 2015. Les trois institutions &#8211; Amana, Albaraka et Al Tawfiq &#8211; font partie des 15 premi\u00e8res institutions de microfinance au monde, selon le rapport de la SFI. Mais ce dernier consid\u00e8re la formule juridique des institutions de microcr\u00e9dit Maroc comme \u00ab\u00a0un cas unique dans le monde\u00a0\u00bb, et \u00ab\u00a0tant que les principales IMF restent organis\u00e9es sous la forme d\u2019ONG et non d\u2019institutions d\u00e9tenues par des actionnaires, le secteur de microfinance marocain demeurera une anomalie mondiale, limit\u00e9e dans sa capacit\u00e9 d\u2019\u00e9tendre sa port\u00e9e ou son offre de services\u00a0\u00bb (page 6 du rapport). Il insiste sur une \u00ab\u00a0nouvelle dynamique de transformation institutionnelle\u00a0\u00bb au b\u00e9n\u00e9fice des institutions ou des soci\u00e9t\u00e9s par actions et afin que le capital financier puisse atteindre toutes les couches profondes de la soci\u00e9t\u00e9 marocaine et\u00a0\u00a0 ponctionner leurs maigres avoirs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les couches populaires sous le double joug des dettes priv\u00e9es et publiques et du despotisme politique<\/strong><\/p>\n<p>Le microcr\u00e9dit destin\u00e9 \u00e0 des couches de populations appauvries et \u00e0 faible revenu ou m\u00eame sans revenu rel\u00e8ve du syst\u00e8me-dette qui broie toutes la majorit\u00e9 de la population pour accroitre les gains du capital financier et des classes dominantes. Comme nous l&rsquo;avons d\u00e9j\u00e0 dit, les politiques n\u00e9olib\u00e9rales de la Banque mondiale mises en \u0153uvre par nos gouvernants d\u00e9truisent les services publics, le tissu productif, les possibilit\u00e9s d&#8217;emploi, r\u00e9duisent le r\u00f4le de l&rsquo;\u00c9tat et encouragent les investisseurs priv\u00e9s. Elles cr\u00e9ent ainsi un large potentiel de clients de microcr\u00e9dit, qui est estim\u00e9 pour les cinq prochaines ann\u00e9es \u00e0 3,2 millions de clients et 25 milliards dirhams de pr\u00eats (1,8 % du PIB).<\/p>\n<p>Plus g\u00e9n\u00e9ralement, les m\u00e9nages marocains souffrent de la pression de dettes priv\u00e9es qui ne cessent d\u2019augmenter, et qui atteignaient 282 milliards de dirhams (31 % du PIB) \u00e0 fin d\u00e9cembre 2014 \u00e0 raison de 38 600 dirhams par m\u00e9nage. La part importante de la dette bancaire priv\u00e9e des m\u00e9nages est compos\u00e9e de pr\u00eats au logement pour 64 % (181 milliards de dirhams) et 36 % (101 milliards de dirhams) de pr\u00eats \u00e0 la consommation. \u00c0 la fin de 2014, les banques avaient r\u00e9alis\u00e9, en revanche, un b\u00e9n\u00e9fice net de plus de 10 milliards de dirhams<a href=\"#_edn16\" name=\"_ednref16\">[16]<\/a>.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00c9tat poursuit son endettement public interne et externe, qui a consid\u00e9rablement augment\u00e9, atteignant 810 milliards de dirhams (plus de 90 milliards dollar) qui constituent 82 % du PIB en fin 2015. Le paiement du service de la dette implique des programmes d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 qui approfondissent la pauvret\u00e9 et les conditions de vie instables.<\/p>\n<p>Ainsi, les couches populaires et les salari\u00e9-e-s vivent sous un double joug\u00a0: la tyrannie des institutions de microcr\u00e9dit, des \u00e9tablissements de cr\u00e9dit \u00e0 la consommation et des banques, qualifi\u00e9e par \u00c9ric Toussaint de bancocratie<a href=\"#_edn17\" name=\"_ednref17\">[17]<\/a>, et le despotisme politique sp\u00e9cifique \u00e0 notre pays ou autocratie.<\/p>\n<p>En effet, et alors que l&rsquo;\u00c9tat s&rsquo;est mobilis\u00e9 pour sauver les institutions de microcr\u00e9dit, il a bafou\u00e9 les droits des victimes de microcr\u00e9dits (principalement des femmes) \u00e0 cr\u00e9er leur association (son existence l\u00e9gale a \u00e9t\u00e9 refus\u00e9e par les autorit\u00e9s et ses deux leaders ont \u00e9t\u00e9 poursuivis en justice), lutter contre les harc\u00e8lements des institutions de microcr\u00e9dit, recourir aux tribunaux pour contester juridiquement la validit\u00e9 des contrats, etc. L&rsquo;\u00c9tat a \u00e9galement utilis\u00e9 ses serviteurs id\u00e9ologiques pour mener une campagne contre les mobilisations des victimes et toutes les actions de solidarit\u00e9 pour les criminaliser.<\/p>\n<p>L\u2019enqu\u00eate d&rsquo;ATTAC CADTM Maroc d\u00e9montre dans sa partie d\u00e9di\u00e9e \u00e0 l\u2019examen juridique des contrats de microcr\u00e9dit que ceux-ci comportent de nombreux vices, tant dans la forme que dans le fond et sont donc ill\u00e9gaux et ill\u00e9gitimes. Ils sont donc susceptibles d\u2019annulation devant les tribunaux. Les m\u00e9nages clients des \u00e9tablissements de cr\u00e9dit de consommation souffrent certainement des m\u00eames conditions injustes impos\u00e9es par ces institutions. Les trag\u00e9dies des clients de ce secteur r\u00e9v\u00e8lent \u00e9galement qu&rsquo;une partie importante des pr\u00eats \u00e0 la consommation sont aussi ill\u00e9gaux et ill\u00e9gitimes.\u00a0 Ce qui n\u00e9cessite une grande campagne de sensibilisation pour les d\u00e9voiler et les d\u00e9noncer.<\/p>\n<p>La Banque mondiale et l&rsquo;\u00c9tat comptent poursuivre leur strat\u00e9gie d&rsquo;encouragement et de d\u00e9veloppement des institutions de microcr\u00e9dit dans les cinq prochaines ann\u00e9es pour atteindre 3 millions de clients. C\u2019est pourquoi il est urgent de sensibiliser ces victimes potentielles qui risquent d\u2019\u00eatre broy\u00e9es par ces institutions seulement anim\u00e9es de l\u2019app\u00e9tit du lucre, et de les aider \u00e0 s\u2019organiser.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Quelques pistes d\u2019alternatives<\/strong><\/p>\n<p>Le microcr\u00e9dit est une partie int\u00e9grante du syst\u00e8me-dette mis en place par le capital mondial. \u00ab\u00a0Le syst\u00e8me de la dette publique tel qu\u2019il fonctionne dans le capitalisme constitue un m\u00e9canisme permanent de transfert de richesses produites par le peuple vers la classe capitaliste, ainsi qu&rsquo;un puissant outil de domination politique au Nord comme au Sud puisque la dette sert de pr\u00e9texte \u00e0 la mise en \u0153uvre de politiques d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb<a href=\"#_edn18\" name=\"_ednref18\">[18]<\/a>. Aussi, la lutte contre le microcr\u00e9dit doit \u00eatre li\u00e9e \u00e0 la grande bataille contre la dette publique. Nous demandons de suspendre le remboursement de cette derni\u00e8re jusqu&rsquo;\u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019un audit citoyen qui en d\u00e9terminera les parties odieuses, ill\u00e9gitimes, ill\u00e9gales et insoutenables. Nous soutenons les revendications des victimes du microcr\u00e9dit et leur mobilisation pour cesser de payer leurs dettes jusqu&rsquo;\u00e0 ce que la l\u00e9gitimit\u00e9 des contrats, les taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat usuraires impos\u00e9s par les institutions de microcr\u00e9dit et la soutenabilit\u00e9 des pr\u00eats soient r\u00e9examin\u00e9s par un collectif citoyen. Diff\u00e9rentes exp\u00e9riences internationales, impliquant notamment les femmes, peuvent \u00eatre sources d\u2019inspiration. L\u2019exemple du CADD (Cercle d\u2019auto-promotion pour un d\u00e9veloppement durable) au B\u00e9nin en Afrique de l\u2019Ouest, organisation membre du r\u00e9seau CADTM depuis 2006, constitue une exp\u00e9rience \u00e0 m\u00e9diter. L\u2019originalit\u00e9 du CADD tient \u00e0 sa finalit\u00e9 de permettre aux femmes de vivre dans la dignit\u00e9, et c\u2019est dans l\u2019organisation autog\u00e9r\u00e9e et solidaire de leur financement et des projets qu\u2019elles ont mis sur pied qu\u2019elles ont compris la n\u00e9cessit\u00e9 de lutter pour l\u2019\u00e9mancipation et le changement radical. \u00ab\u00a0Parmi les revendications de ces femmes, on trouve l\u2019annulation de la dette du Tiers Monde, la fin des conditionnalit\u00e9s impos\u00e9es par la Banque mondiale et le Fonds mon\u00e9taire international (FMI), le droit \u00e0 la souverainet\u00e9 alimentaire, l\u2019instauration de nouvelles r\u00e8gles du commerce international \u00e9quitables pour un d\u00e9veloppement durable\u00a0\u00bb <a href=\"#_edn19\" name=\"_ednref19\">[19]<\/a>.<\/p>\n<p>Globalement, nous militons pour l\u2019instauration d\u2019un service public du cr\u00e9dit structur\u00e9 en un r\u00e9seau de petites implantations proches des citoyens. \u00ab\u00a0Le m\u00e9tier de la banque est trop essentiel \u00e0 l\u2019\u00e9conomie pour \u00eatre laiss\u00e9 entre les mains du secteur priv\u00e9, il est donc n\u00e9cessaire de socialiser le secteur bancaire (ce qui implique son expropriation) et de le placer sous contr\u00f4le citoyen (des salari\u00e9s des banques, des clients, des associations et des repr\u00e9sentants des acteurs publics locaux), car il doit \u00eatre soumis aux r\u00e8gles d\u2019un service public et les revenus que son activit\u00e9 g\u00e9n\u00e8re doivent \u00eatre utilis\u00e9s pour le bien commun\u2026 La socialisation des banques et l\u2019annulation\/r\u00e9pudiation des dettes ill\u00e9gitimes doivent s\u2019inscrire dans un programme plus large\u00a0\u00bb<a href=\"#_edn20\" name=\"_ednref20\">[20]<\/a> d\u2019\u00e9mancipation sociale. Et la priorit\u00e9 absolue est de r\u00e9sister aux mesures antisociales d\u2019aust\u00e9rit\u00e9, de privatisation et de d\u00e9mant\u00e8lement des services publics par des mobilisations, des initiatives de rassemblements et de collectifs, des campagnes de solidarit\u00e9 avec toutes les contestations et r\u00e9sistances populaires.<\/p>\n<p>04 avril 2017<\/p>\n<p>Omar Aziki<\/p>\n<p>Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral d\u2019ATTAC CADTM Maroc<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\">[1]<\/a>&#8211; Souad Guennoun. Vid\u00e9o de la caravane internationale de Ouarzazate 2014. <a href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Caravane-internationale-Ouarzazate\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.cadtm.org\/Caravane-internationale-Ouarzazate<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\">[2]<\/a>&#8211; Pauline Imbach. Le microcr\u00e9dit, un outil pour ins\u00e9rer les plus pauvres dans le syst\u00e8me bancaire. Ao\u00fbt 2014. <a href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Le-microcredit-un-outil-pour\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.cadtm.org\/Le-microcredit-un-outil-pour<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ednref3\" name=\"_edn3\">[3]<\/a>&#8211; Denise Comanne. Muhammad Yunus : prix Nobel de l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 ou du cynisme ? mars 2009. <a href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Muhammad-Yunus-prix-Nobel-de-l\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.cadtm.org\/Muhammad-Yunus-prix-Nobel-de-l<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ednref4\" name=\"_edn4\">[4]<\/a>&#8211; <a href=\"http:\/\/www.convergences.org\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Barom\u00e8tre-2016-de-la-microfinance.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.convergences.org\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Barom%C3%A8tre-2016-de-la-microfinance.pdf<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ednref5\" name=\"_edn5\">[5]<\/a>&#8211; Lucile Daumas. Micro-cr\u00e9dit, macro-arnaque. Novembre 2013. <a href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/spip.php?page=imprimer&amp;id_article=9654\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.cadtm.org\/spip.php?page=imprimer&amp;id_article=9654<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ednref6\" name=\"_edn6\">[6]<\/a>&#8211; Loi n\u00b0 18-97 relative au microcr\u00e9dit. Avril 1999. <a href=\"http:\/\/www.sgg.gov.ma\/BO\/Fr\/1999\/BO_4678_Fr.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.sgg.gov.ma\/BO\/Fr\/1999\/BO_4678_Fr.pdf<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ednref7\" name=\"_edn7\">[7]<\/a>&#8211; Ce nombre est divis\u00e9 en :<\/p>\n<p>&#8211; <strong>4<\/strong> grandes associations nationales : Association AL Amana pour la Promotion des Microentreprises (ALAMANA), ATTAWFIQ MICRO FINANCE (li\u00e9e au groupe de la Banque populaire), Fondation pour le D\u00e9veloppement Local et le Partenariat (FONDEP) devenue AL BARAKA, et Fondation \u00ab ARDI \u00bb (li\u00e9e \u00e0 la banque Cr\u00e9dit agricole).<\/p>\n<p>&#8211; <strong>3<\/strong> associations \u00e0 dimensions r\u00e9gionales : Al Karama pour le Micro-Cr\u00e9dit (AL KARAMA), Institution Marocaine d&rsquo;Appui \u00e0 la Micro-Entreprise (INMAA), et Association Marocaine de Solidarit\u00e9 Sans Fronti\u00e8re (AMSSF).<\/p>\n<p>&#8211; <strong>5<\/strong> associations locales : Association Ismailia pour le Micro-Cr\u00e9dit (AIMC), Association Marocaine Oued Serou pour le Micro-Cr\u00e9dit (AMOS), Association T\u00e9touanaise des Initiatives Sociaux- Professionnelles (ATIL), Fondation Micro Cr\u00e9dits du Nord, et association TAWADA.<\/p>\n<p>&#8211; <strong>1<\/strong> association (BAB RIZK JAMEEL) fili\u00e8re de BAB RIZK JAMEEL internationale.<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref8\" name=\"_edn8\">[8]<\/a>&#8211; Laila Bennis. Les Institutions De La Microfinance Entre La Responsabilit\u00e9 Sociale Et La Performance Financi\u00e8re : Cas Des Associations De Micro-Cr\u00e9dits. Janvier 2016. Ibn Tofail University. <a href=\"http:\/\/eujournal.org\/index.php\/esj\/article\/viewFile\/6906\/6625\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/eujournal.org\/index.php\/esj\/article\/viewFile\/6906\/6625<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ednref9\" name=\"_edn9\">[9]<\/a>&#8211;\u00a0\u00a0 Les donn\u00e9es de l\u2019institution Amana pour l\u2019ann\u00e9e 2015. <a href=\"http:\/\/www.alamana.org.ma\/medias\/rapport_2015_alamana_grand_format.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.alamana.org.ma\/medias\/rapport_2015_alamana_grand_format.pdf<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ednref10\" name=\"_edn10\">[10]<\/a>&#8211; Sources\u00a0: site d\u2019Amana \u00a0<a href=\"http:\/\/www.alamana.org.ma\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.alamana.org.ma\/<\/a>, site d\u2019Atawfiq <a href=\"http:\/\/www.fbpmc.ma\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.fbpmc.ma<\/a>, et site Al Baraka <a href=\"http:\/\/www.albaraka.ma\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.albaraka.ma\/<\/a>.<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref11\" name=\"_edn11\">[11]<\/a>&#8211; Cette institution de microfinance avait atteint, de 1988 (date de sa cr\u00e9ation) \u00e0 1994, un nombre consid\u00e9rable de clients \u00e0 un rythme surpassant celui de bon nombre de ses pairs d\u2019Am\u00e9rique Latine et a \u00e9t\u00e9 liquid\u00e9e en 1996. <a href=\"https:\/\/www.microfinancegateway.org\/sites\/default\/files\/mfg-fr-etudes-de-cas-corposol-colombie-08-1998.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.microfinancegateway.org\/sites\/default\/files\/mfg-fr-etudes-de-cas-corposol-colombie-08-1998.pdf<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ednref12\" name=\"_edn12\">[12]<\/a>-\u00ab\u00a0 Sortie de la crise du secteur de la microfinance au Maroc : des interventions opportunes et efficaces\u00a0\u00bb. <a href=\"http:\/\/www.ifc.org\/wps\/wcm\/connect\/f45be1004785101ca0e9f5299ede9589\/IFC+Morocco+MicroFinance+Crisis+report.French.pdf?MOD=AJPERES\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.ifc.org\/wps\/wcm\/connect\/f45be1004785101ca0e9f5299ede9589\/IFC+Morocco+MicroFinance+Crisis+report.French.pdf?MOD=AJPERES<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ednref13\" name=\"_edn13\">[13]<\/a>&#8211; Eric Toussaint. 2007-2017 : Les causes d\u2019une crise financi\u00e8re qui a d\u00e9j\u00e0 10 ans. Mars 2017. <a href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/2007-2017-Les-causes-d-une-crise\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.cadtm.org\/2007-2017-Les-causes-d-une-crise<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ednref14\" name=\"_edn14\">[14]<\/a>&#8211; Centre Mohamed VI de soutien \u00e0 la microfinance solidaire. <a href=\"http:\/\/www.cm6-microfinance.ma\/fr\/decline.aspx?mod=2&amp;rub=7\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.cm6-microfinance.ma\/fr\/decline.aspx?mod=2&amp;rub=7<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ednref15\" name=\"_edn15\">[15]<\/a>&#8211; \u00ab\u00a0Le fonds JAIDA est n\u00e9 de la volont\u00e9 de grandes institutions de soutenir efficacement et durablement le secteur de la microfinance. Jaida traduit ainsi l\u2019engagement de contribuer \u00e0 la structuration du secteur de la microfinance gr\u00e2ce au soutien de la CDG fondateur et actionnaire de r\u00e9f\u00e9rence, et de d\u00e9velopper des synergies entre les institutionnels gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019appui des actionnaires fondateur, la KfW, la CDC et l\u2019AFD. Ce tour de table prestigieux a \u00e9t\u00e9 \u00e9largi en 2010 \u00e0 un partenaire strat\u00e9gique, le groupe Barid Al Maghrib, acteur de r\u00e9f\u00e9rence du low income banking\u00a0\u00bb. JA\u00cfDA a obtenu son agr\u00e9ment en tant que soci\u00e9t\u00e9 de financement et a commenc\u00e9 ses activit\u00e9s en Avril 2007. <a href=\"http:\/\/www.microfinance.ma\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/brochure5.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.microfinance.ma\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/brochure5.pdf<\/a>.<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref16\" name=\"_edn16\">[16]<\/a>. Banque centrale marocaine. RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE. &#8211; Evolution de l\u2019endettement bancaire des m\u00e9nages. Page 81. <a href=\"http:\/\/www.bkam.ma\/Supervision-bancaire\/Indicateurs-et-publications\/Rapport-annuel-sur-la-supervision-bancaire\/Rapport-annuel-sur-la-supervision-bancaire-exercice-2014\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.bkam.ma\/Supervision-bancaire\/Indicateurs-et-publications\/Rapport-annuel-sur-la-supervision-bancaire\/Rapport-annuel-sur-la-supervision-bancaire-exercice-2014<\/a> .<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref17\" name=\"_edn17\">[17]<\/a>&#8211; \u00c9ric Toussaint. Bancocratie. Juin 2014. <a href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Bancocratie\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.cadtm.org\/Bancocratie<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ednref18\" name=\"_edn18\">[18]<\/a>. \u00c9ric Toussaint. Bancrocratie. \u00c9dition Aden. Page 21.<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref19\" name=\"_edn19\">[19]<\/a>&#8211; Renaud Vivien. Le CADD : micro-cr\u00e9dit et lutte politique. Mars 2007. Page 64. <a href=\"http:\/\/www.cetim.ch\/legacy\/fr\/documents\/ECOSOL-texte.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.cetim.ch\/legacy\/fr\/documents\/ECOSOL-texte.pdf<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ednref20\" name=\"_edn20\">[20]<\/a>&#8211; \u00c9ric Toussaint.Op.cit. Page 21<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Maroc\u00a0: les couches populaires sous le double joug du microcr\u00e9dit et du despotisme Lorsqu\u2019en 2011 est apparu au Maroc un vaste mouvement de lutte des victimes du microcr\u00e9dit, compos\u00e9 majoritairement de femmes, plus particuli\u00e8rement dans la r\u00e9gion de Ouarzazate, l&rsquo;association ATTAC CADTM Maroc a soutenu et accompagn\u00e9 ce combat. 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