{"id":246,"date":"2015-07-17T17:44:36","date_gmt":"2015-07-17T16:44:36","guid":{"rendered":"http:\/\/attacmaroc.org\/fr\/?p=246"},"modified":"2020-08-20T15:33:44","modified_gmt":"2020-08-20T14:33:44","slug":"les-zones-franches-dexportation-le-grand-mirage-a-tanger","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/2015\/07\/17\/les-zones-franches-dexportation-le-grand-mirage-a-tanger\/","title":{"rendered":"Les Zones Franches d\u2019exportation :   le grand mirage \u00e0 Tanger"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><strong>Les Zones Franches d\u2019exportation\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>\u00a0le grand mirage \u00e0 Tanger<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le travail et la stabilit\u00e9 de l\u2019emploi en p\u00e9ril entre les mains du capitalisme mondialis\u00e9. Le cas de la Zone franche du port de Tanger. <\/strong><\/p>\n<p>Les Zones franche d\u2019exportation (ZFE) envahissent la plan\u00e8te. En 2006, 130 pays disposaient de ZFE contre \u00e0 peine 25 en 1975. 3500 ZFE employ\u00e9s 66 millions de travailleurs, dont 40 millions en Chine seulement<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Les ZFE sont pr\u00e9sent\u00e9es comme un outil pour cr\u00e9er de la richesse et la prosp\u00e9rit\u00e9 dans un pays. Singapour, Taiwan, Cor\u00e9e du Sud, sont donn\u00e9s comme des exemples de pays ayant r\u00e9alis\u00e9 des progr\u00e8s \u00e9conomique gr\u00e2ce \u00e0 leurs ZFE. Les teneurs de ce discours omettent de dire que ces r\u00e9alisations se sont faites dans un contexte historique particulier qui est celui de la guerre froide.<\/p>\n<p>Les salari\u00e9s dans de nombreux ZFE souffrent de conditions de travail p\u00e9nibles \u00e0 cause de l\u2019absence ou la r\u00e9duction des l\u00e9gislations de travail et de protection sociale. Le Maroc est un exemple en mati\u00e8re de violation des droits des travailleur-se-s dans ces ZFE. Une situation valable pour les nouvelles comme les anciennes zones.\u00a0 Cet article s\u2019arr\u00eate sur celui de la Zone de Tanger Port et sur les conditions de son transfert. Les travailleurs sont les grands perdants de cette op\u00e9ration.<\/p>\n<p><strong>La ZFE du port de Tanger Ville<\/strong><\/p>\n<p>La premi\u00e8re ZFE au Maroc a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1961, elle se trouvait au port de Tanger. Elle est la premi\u00e8re ZFE en Afrique du Nord \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Cette ville du Nord du Maroc b\u00e9n\u00e9ficiait de statut de ville internationale du temps de la colonisation fran\u00e7aise et espagnole (1912-1956). Le d\u00e9cret de 1961 redonner un statut sp\u00e9cial \u00e0 cette zone\u00a0: \u00ab\u00a0Les l\u00e9gislation relatives au contr\u00f4le du commerce internationale, aux changes, au commerce ne s\u2019appliquent pas dans cette zone \u00e0 l\u2019entr\u00e9e et \u00e0 la sortie\u00a0\u00bb, stipule ce texte. Son d\u00e9cret d\u2019application\u00a0disait\u00a0: \u00ab\u00a0Il est permis au sein de la Zone d\u2019effectuer toutes les op\u00e9rations commerciales sp\u00e9ciales, exception faite du vente en d\u00e9tail. Il est permis de r\u00e9aliser les op\u00e9rations de tri, de m\u00e9lange, de classement, de r\u00e9partition, de changement des emballages et l\u2019entretien des marchandises et toutes les d\u00e9cisions prises par le ministre en charge des finances\u00a0\u00bb. L\u2019article 3 applique une taxe douani\u00e8re sur les marchandises de 5%.<\/p>\n<p>La ZFE de l\u2019\u00e9poque s\u2019\u00e9tendait sur 5140m2. Cette zone n\u2019a jamais connu le succ\u00e8s escompt\u00e9 pour deux raisons: l\u2019\u00e9troitesse de sa superficie et un r\u00e9gime de change stricte.<\/p>\n<p>Pour surmonter ces difficult\u00e9s et pour attirer d\u2019avantage d\u2019investisseurs, l\u2019Etat d\u00e9cide d\u2019\u00e9largir la superficie de la ZFE et octroyer des cadeaux fiscaux suppl\u00e9mentaires aux futurs investisseurs. Un nouveau d\u00e9cret est publi\u00e9 en 1965. Il permet aux banques de s\u2019installer dans cette Zone. Les personnes physiques r\u00e9sidentes de nationalit\u00e9 marocaine ou \u00e9trang\u00e8re peuvent ouvrir des comptes bancaires en devises dans ces banques pour financer les transactions r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 la Zone.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9largissement de la ZFE a permit de disposer de 35\u00a0000 m2 suppl\u00e9mentaires. Le roi Hassan II annonce dans un discours de 1964 qu\u2019une Zone libre industrielle sera \u00e9galement lanc\u00e9e \u00e0 Tanger.<\/p>\n<p>En 2009, la ZFE de Port Tanger accueillait 78 entreprises, 68% travaillant dans le commerce, 30% dans le textile et le reste dans l\u2019industrie des conserves de poisson et le carrelage. Ces usines emploient 3350 ouvriers, dont 90% de femmes<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. Ces entreprises ne sont pas inscrites au registre de commerce marocain. Lors du d\u00e9m\u00e9nagement vers la nouvelle ZFE, pr\u00e8s de l\u2019a\u00e9roport en 2014, ces entreprises ont du s\u2019inscrire dans le registre de commerce marocain.<\/p>\n<p><strong>Les ouvrier-\u00e8r-s de la ZFE Tanger Port victime de l\u2019exploitation du capital <\/strong><\/p>\n<p>D\u00e8s 2000, d\u2019autres ZFE verront le jour \u00e0 Tanger et sa r\u00e9gion. La ZFE de Tanger perd de son importance au profit de zones pr\u00e8s du nouveau port de Tanger Med. L\u2019ancienne zone franche est devenue la cible des lobbys de l\u2019immobilier qui veulent mettre la main sur ce foncier situ\u00e9 au centre ville. C\u2019est chose faite lors de la d\u00e9cision de transformer la zone Franche en port de plaisance avec une marina. Graduellement, les activit\u00e9s industrielles commencent \u00e0 \u00eatre transf\u00e9r\u00e9es vers d\u2019autres ZFE. Un accord sera sign\u00e9 en f\u00e9vrier 2011 entre l\u2019autorit\u00e9 locale, le Centre r\u00e9gional d\u2019investissement, la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019am\u00e9nagement du port de Tanger, l\u2019Agence nationale des ports et l\u2019Association des industriels des ZFE pour indemniser les soci\u00e9t\u00e9s afin d\u2019accepter ce transfert. Cette op\u00e9ration se termine en 2014.<\/p>\n<p>Faute d\u2019organisation syndical, les ouvriers de la zone se sont trouv\u00e9s dans une situation difficile. Les patrons en complicit\u00e9 avec les autorit\u00e9s ont tent\u00e9 de contourner la l\u00e9gislation du travail lors de ce transfert. Ainsi des ouvriers ont \u00e9t\u00e9 victimes d\u2019un licenciement d\u00e9guis\u00e9 \u00e0 travers la baisse des heures de travail (ch\u00f4mage technique) pour les pousser \u00e0 la d\u00e9mission. Les entreprises voulaient b\u00e9n\u00e9ficier du transfert sans avoir \u00e0 prendre en charge les indemnit\u00e9s d\u2019anciennet\u00e9 des salari\u00e9s et leurs acquis sociaux. Pourtant, l\u2019Etat avait conditionn\u00e9 l\u2019octroi de soutiens aux entreprises de la ZFE par le maintien des emplois. Sauf que les patrons ont tout fait pour licencier les anciens ouvriers.<\/p>\n<p>Cette tactique s\u2019est traduite par le licenciement de 180 ouvriers de la soci\u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0Manifacturing\u00a0\u00bb apr\u00e8s 35 ans de service. \u00a0Au moment de leur d\u00e9part en 2014, ils ont appris que leurs cotisations sociales n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 pay\u00e9es depuis 2004. \u00c0 Detroit Seafood Maroc et Fish company, 1000 ouvriers ont \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9s frauduleusement, tout en se d\u00e9barrassant de leurs indemnit\u00e9s anciennet\u00e9s. Les m\u00eames pratiques ont eu lieu dans les soci\u00e9t\u00e9s Carmela, Baritex et Tarojaco. Ces violations du droit du travail s\u2019ajoute \u00e0 de nombreux abus constat\u00e9s dans la zone depuis des ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Les patrons ont tout fait pour se d\u00e9barrasser des anciens ouvriers. Ils ont \u00e9t\u00e9 soutenus par une politique publique laxiste. L\u2019Etat l\u00e9galise le travail pr\u00e9caire sous couvert de soutien \u00e0 l\u2019emploi des jeunes (contrat premier emploi). La majorit\u00e9 des ouvriers licenci\u00e9s ont d\u00e9couvert que ces entreprises ne r\u00e9glaient pas leurs cotisations sociales et ne couvraient pas la p\u00e9riode effective du travail. On se demande comment l\u2019Etat avec tous ces moyens puissent ignorer ces violations\u00a0?<\/p>\n<p>D\u00e8s le d\u00e9marrage de l\u2019op\u00e9ration du transfert en 2013, les premi\u00e8res protestations commencent \u00e0 l\u2019usine Manifacturing. Le mouvement de mobilisation a dur\u00e9 deux mois. Les ouvriers d\u00e9posent plaintes contre la direction de l\u2019entreprise, ils ont eu gain de cause en d\u00e9cembre 2013. Le tribunal n\u2019indemnise que 53 ouvriers pour cause de licenciement. Le reste des ouvriers se trouve l\u00e9ser. Les indemnit\u00e9s sont d\u00e9risoires\u00a0: 8000 DH (800 euros) par an pour les ouvriers de plus de 30 ans d\u2019anciennet\u00e9 et 1000 DH (100 euros) pour les ouvriers de moins de cinq ans.<\/p>\n<p>Les ouvriers de la soci\u00e9t\u00e9 de carrelage ALEA Image et 16 ouvriers \u00e0 Carmela d\u00e9cident aussi de mener une mobilisation et lancer une proc\u00e9dure judiciaire pour recouvrir leurs droits. Apr\u00e8s une longue bataille, les patronats riposteront \u00e0 leurs mani\u00e8res. <strong>La direction de ces deux entreprises loue les services d\u2019une mafia locale pour expulser les ouvriers de leur sit-in permanent devant le si\u00e8ge de l\u2019usine le 10 f\u00e9vrier 2015.<\/strong> Les ouvri\u00e8res se font menacer par ces criminels, pay\u00e9s par les patrons, de les faire subir les pires s\u00e9vices. Cette bande a permis \u00e0 la direction de sortir les machines des locaux des usines, en complicit\u00e9 avec la police. Ces machines devaient \u00eatre mises aux ench\u00e8res pour indemniser les ouvriers licenci\u00e9s.<\/p>\n<p>Les institutions officielles de d\u00e9fense des droits de l\u2019homme et de respect du droit de travail n\u2019ont apport\u00e9 aucun soutien r\u00e9el \u00e0 ces ouvriers. Leurs d\u00e9cisions restent lettre morte comme en t\u00e9moigne les nombreuses commissions d\u2019enqu\u00eate et de conciliation, et m\u00eame les jugements des tribunaux.<\/p>\n<p><strong>La solidarit\u00e9 et la lutte, les chemins pour une victoire difficile<\/strong><\/p>\n<p>Les mobilisations ouvri\u00e8res \u00e0 ZFE de Tanger Port cette ann\u00e9e ont connu de modestes formes de solidarit\u00e9. Par contre, un effort respectable et continue a \u00e9t\u00e9 men\u00e9 par l\u2019Association marocaine des droits de l\u2019homme, l\u2019Union syndicale de Tanger, le R\u00e9seau des associations du Nord et ATTAC Maroc. Le sit-in permanent des ouvriers a dur\u00e9 5 mois dans deux usines, dans l\u2019attente de l\u2019application du jugement du tribunal. Des sit-in hebdomadaires se tenaient \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du port de Tanger.<\/p>\n<p>Les grandes centrales syndicales \u00ab\u00a0\u00e0 forte repr\u00e9sentativit\u00e9\u00a0\u00bb qui ont sign\u00e9 une paix sociale d\u2019une seule partie, n\u2019ont pas daign\u00e9 apporter leur soutien \u00e0 ces ouvriers sous pr\u00e9texte de ne pas perturber \u00ab\u00a0l\u2019attractivit\u00e9 des investissement\u00a0\u00bb. Ces syndicats acceptent les miettes.<\/p>\n<p>A cette absence de solidarit\u00e9, s\u2019ajoute le tr\u00e8s faible taux de syndicalisation des ouvriers dans les ZFE. Le combat acharn\u00e9 contre le droit \u00e0 l\u2019organisation syndical n\u2019est pas gratuit. Les patrons veulent faire des nouvelles ZFE de Tanger un espace o\u00f9 les travailleurs ne disposent d\u2019aucune protection et interdits de d\u00e9fendre leurs droits de mani\u00e8re collective. Le climat de terreur que subissent les ouvriers et le taux de ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9 rendent la situation de ces travailleurs peu enviables.<\/p>\n<p>Les conditions de travail difficiles de ces ouvriers cause chez plusieurs d\u2019entre eux des maladies professionnelles (rhumatisme, sciatique, l\u2019asthme, les allergies, etc). Apr\u00e8s des ann\u00e9es de labeur, ces ouvriers se trouvent sur le carreau, sans protection sociale. \u00c0 Tanger comme ailleurs, la prosp\u00e9rit\u00e9 de la bourgeoisie est la cons\u00e9quence de la pauvret\u00e9 et la mis\u00e8re des ouvriers.<\/p>\n<p><strong>En guise de conclusion <\/strong><\/p>\n<p>En visitant la corniche de Tanger, vous apercevrez des panneaux g\u00e9ants indiquant les plans de futur port de plaisance avec ses yachts et ses h\u00f4tels. Il sera un lieu de divertissement pour la bourgeoisie apr\u00e8s avoir exploiter les ouvriers. Les conditions de travail p\u00e9nibles, les contrats de travail pr\u00e9caires, les bas salaires seront toujours possibles \u00e0 condition que les ouvriers ne disposent pas d\u2019organisation syndicale. Le mur de la peur qui s\u00e9pare ces ouvriers de ce droit se nourrit de la faiblesse et l\u2019\u00e9miettement des travailleurs. Ces derniers sont \u00e0 la port\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s d\u2019int\u00e9rim qui les pr\u00e9sentent sur un plateau d\u2019argent pour le capitalisme \u00e9tranger et local, pr\u00e9sent dans ces zones.<\/p>\n<ol>\n<li>D,<\/li>\n<\/ol>\n<p>Tanger, mars 2015<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Voir, le Document de travail. <strong>Maroc\u00a0: Zones franches, droits des travailleurs et strat\u00e9gies syndicales<\/strong>, OIT et Conf\u00e9d\u00e9ration syndicale internationale, 2012. Disponible sur\u00a0: www.ilo.org\/wcmsp5\/groups\/public\/@ed&#8230;\/wcms_183548.pdf<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Voir, L\u2019Economiste du 16 janvier 2014. M\u2019hamed Bouzikri, pr\u00e9sident des l\u2019Association des industriels de la ZFE de Tanger Port parle de 16\u00a0000 employ\u00e9s dans cette zone, faut-il se demander s\u2019il n\u2019est pas en train de gonfler les chiffres pour ces membres b\u00e9n\u00e9ficient de plus d\u2019indemnisations.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Zones Franches d\u2019exportation\u00a0: \u00a0le grand mirage \u00e0 Tanger &nbsp; Le travail et la stabilit\u00e9 de l\u2019emploi en p\u00e9ril entre les mains du capitalisme mondialis\u00e9. Le cas de la Zone franche du port de Tanger. Les Zones franche d\u2019exportation (ZFE) envahissent la plan\u00e8te. 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