{"id":1009,"date":"2019-10-11T14:17:29","date_gmt":"2019-10-11T13:17:29","guid":{"rendered":"http:\/\/attacmaroc.org\/fr\/?p=1009"},"modified":"2020-08-20T15:27:48","modified_gmt":"2020-08-20T14:27:48","slug":"le-maroc-face-aux-empires-coloniaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/2019\/10\/11\/le-maroc-face-aux-empires-coloniaux\/","title":{"rendered":"Le Maroc face aux empires coloniaux"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les dettes publiques constituent un m\u00e9canisme essentiel dans la strat\u00e9gie de conqu\u00eate et de domination du capitalisme. Elles ont jou\u00e9 un r\u00f4le fondamental dans la politique imp\u00e9rialiste des principales puissances capitalistes, particuli\u00e8rement le Royaume-Uni et la France, au cours du 19e si\u00e8cle pour assujettir les peuples de la Gr\u00e8ce (1820-1830), d\u2019Ha\u00efti (1825), de Tunisie (1881), de l\u2019\u00c9gypte (1882), puis du Maroc (1912). L\u2019endettement ext\u00e9rieur, qui a permis la colonisation, est combin\u00e9 \u00e0 l\u2019extension du libre-\u00e9change. Les \u00e9conomies d\u00e9pendantes sont alors maintenues dans l\u2019arri\u00e9ration structurelle.<\/p>\n<p><strong>La dette conduisant \u00e0 la colonisation<\/strong><\/p>\n<p>Le premier pr\u00eat ext\u00e9rieur impos\u00e9 au Maroc remonte \u00e0 1861. L\u2019Espagne d\u00e9clara la guerre au Maroc, conquit T\u00e9touan en 1860 et r\u00e9clama une indemnit\u00e9 de guerre s\u2019\u00e9levant \u00e0 environ 100 millions de francs. Le Royaume-Uni, dont les int\u00e9r\u00eats \u00e9taient importants au Maroc depuis le trait\u00e9 de 1856 lui accordant le statut de \u2018nation la plus favoris\u00e9e\u2019, voulant limiter l\u2019expansion de l\u2019Espagne, a accept\u00e9 d\u2019accorder au Maroc un pr\u00eat pour le paiement de cette indemnit\u00e9. Le capital nominal du pr\u00eat \u00e9mis s\u2019\u00e9levait \u00e0 501 200 livres sterling &#8211; environ 17 millions de francs &#8211; alors que le capital r\u00e9el per\u00e7u par le sultan s\u2019\u00e9levait \u00e0 426 000 livres sterling avec un taux d\u2019int\u00e9r\u00eat de 5 %. Ce pr\u00eat, enti\u00e8rement rembours\u00e9 en 1882, ne repr\u00e9sentait qu\u2019une petite partie de l\u2019indemnit\u00e9 de guerre. Les paiements \u00e0 l\u2019Espagne dureront jusqu\u2019en 1885, date \u00e0 laquelle l\u2019\u00e9conomie du Maroc entamait une phase de d\u00e9pression dans le contexte de la longue crise de 1873-1893 en Europe, qui entra\u00eenait la chute des prix agricoles et l\u2019accroissement de mesures protectionnistes des \u00c9tats. Les accords de la conf\u00e9rence de Madrid de 1880, en reconnaissant la pr\u00e9sence \u00e9trang\u00e8re, renforcent la progression de la mainmise des Europ\u00e9ens sur le Maroc. D\u00e9sormais, ces derniers peuvent poss\u00e9der des terres et des biens sur l\u2019ensemble du territoire marocain. Douze puissances occidentales participent \u00e0 cette conf\u00e9rence.<\/p>\n<p>Ces derniers continuaient \u00e0 lui imposer des compensations apr\u00e8s chaque conflit arm\u00e9 ou r\u00e9volte : l\u2019Espagne en 1894 (20 millions de pesetas), la France en 1887 (1,540 millions de francs), et en 1895, le Royaume-Uni (120 000 francs), les Pays-Bas (125 000 francs) et l\u2019Allemagne (250 000 francs), ce qui accentua la crise mon\u00e9taire et financi\u00e8re du pays et le d\u00e9but du processus de son endettement et de son assujettissement.<\/p>\n<p>En 1902, le Royaume-Uni et l\u2019Espagne avaient \u00e9mis deux emprunts qui s\u2019\u00e9levaient \u00e0 7,5 millions de francs contract\u00e9s par le Maroc pour rembourser les dettes ant\u00e9rieures du Maroc. Ce dernier connaissait des rebellions et des soul\u00e8vements et le sultan Abed el Aziz a perdu toute l\u00e9gitimit\u00e9 pour gouverner le pays. La France, rivalisant avec les autres puissances, signa un contrat de pr\u00eat le 12 juin 1904, consenti par un consortium de banques dont la Banque de Paris et des Pays-Bas (aujourd\u2019hui int\u00e9gr\u00e9e dans BNP-Paribas). Le capital nominal s\u2019\u00e9levait \u00e0 62,5 millions de francs avec un taux d\u2019int\u00e9r\u00eat annuel de 5 %. Le capital effectif per\u00e7u par le sultan s\u2019\u00e9levait \u00e0 48 millions de francs. Les banques ont en effet conserv\u00e9 12,5 millions pour couvrir les frais d\u2019\u00e9mission. Sur ces 48 millions de francs, 22,5 millions ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s pour rembourser les trois pr\u00eats ant\u00e9rieurs en 1902 et 1903, 15,5 millions ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s pour rembourser d\u2019autres dettes plus petites, en particulier des frais d\u2019\u00e9mission de pi\u00e8ces de monnaie. Le Makhzen (le pouvoir central marocain) ne percevait donc directement que 10,5 millions de francs, soit moins de 20 % du montant qu\u2019il devait rembourser. Le service de la dette est assur\u00e9 par les recettes douani\u00e8res quotidiennes et le pr\u00eat sera enti\u00e8rement rembours\u00e9 en 1929. Ce pr\u00eat assurait au consortium banquier le droit d\u2019\u00e9mettre seul un pr\u00eat pour le Maroc ainsi que la supervision de fondation de la Banque d\u2019\u00c9tat du Maroc en 1907.<\/p>\n<p>Entre 1904 et 1907, le Maroc emprunta de petits montants aupr\u00e8s de commer\u00e7ants priv\u00e9s et d\u2019autres banques europ\u00e9ennes et demanda des avances de tr\u00e9sorerie aupr\u00e8s de la Banque d\u2019\u00c9tat cr\u00e9\u00e9e en 1907. Les compensations de guerres fran\u00e7aises et espagnoles se poursuivaient et s\u2019\u00e9levaient \u00e0 76 millions de francs en 1907 (70 millions pour la France, 6 millions pour l\u2019Espagne). En 1910, des indemnit\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 vers\u00e9es aux familles bless\u00e9es par les \u00e9meutes contre les \u00e9trangers de 1907 (13 millions de francs).<\/p>\n<p>La Conf\u00e9rence d\u2019Alg\u00e9siras en 1906 a red\u00e9fini le statut du Maroc entre les puissances europ\u00e9ennes dans un contexte d\u2019accroissement des contestations et insurrections populaires alors que les revenus du tr\u00e9sor se tarissaient. Le Maroc signa alors un contrat de pr\u00eat le 21 mars 1910. Le capital nominal s\u2019\u00e9levait \u00e0 101 millions de francs tandis que le sultan ne percevait que 90 millions de francs. 202 248 obligations ont ensuite \u00e9t\u00e9 \u00e9mises \u00e0 Tanger, Paris, Berlin, Francfort et Madrid le 7 juin 1910, \u00e0 un taux d\u2019int\u00e9r\u00eat de 5 %. L\u2019\u00e9mission a \u00e9t\u00e9 in\u00e9galement r\u00e9partie entre les diff\u00e9rents pays. Le consortium fran\u00e7ais est le m\u00eame que celui qui a \u00e9mis le pr\u00eat de 1904. L\u2019amortissement a atteint 5 200 000 et a \u00e9t\u00e9 garanti par tous les revenus douaniers.<\/p>\n<blockquote><p><strong>En l\u2019int\u00e9grant dans le syst\u00e8me commercial mondial, la colonisation emp\u00eachait l\u2019industrialisation du Maroc tout en disloquant son \u00e9conomie<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p>Le pr\u00eat de 1910 est ainsi le sommet d\u2019une d\u00e9cennie d\u2019endettement qui aboutira \u00e0 la mise en place du protectorat fran\u00e7ais au Maroc en mars 1912. \u00c0 cette date, un tiers de l\u2019endettement du pays est d\u00fb aux compensations de guerre franco-espagnoles, alors que les pr\u00eats combin\u00e9s de 1904 et 1910 en repr\u00e9sentaient pr\u00e8s de 60 %. Globalement, il repr\u00e9sentait en moyenne 40 % des recettes de l\u2019\u00c9tat.<\/p>\n<p><strong>La dette pendant la p\u00e9riode coloniale<\/strong><\/p>\n<p>En l\u2019int\u00e9grant dans le syst\u00e8me commercial mondial, la colonisation emp\u00eachait l\u2019industrialisation du Maroc tout en disloquant son \u00e9conomie. La loi Alg\u00e9siras de 1906 permettait d\u2019ouvrir le pays avec des droits d\u2019importation faibles alors que les puissances occidentales augmentaient leur protectionnisme. La France a mis en place en 1939 un contr\u00f4le des changes pour assurer sa supr\u00e9matie exclusive. Les relations commerciales marocaines ont ensuite \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9es par son appartenance \u00e0 la zone franc.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/am-cb565.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1011\" src=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/am-cb565-203x300.png\" alt=\"\" width=\"203\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/am-cb565-203x300.png 203w, https:\/\/attacmaroc.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/am-cb565.png 255w\" sizes=\"(max-width: 203px) 100vw, 203px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Source : Biblioth\u00e8que nationale de France<br \/>\nLa dette \u00e9tait un instrument essentiel de cette colonisation. Elle s\u2019est accumul\u00e9e \u00e0 travers plusieurs pr\u00eats fran\u00e7ais qui furent particuli\u00e8rement nombreux \u00e0 partir des ann\u00e9es 1930. Au cours des ann\u00e9es 1920 et 1930, une part croissante de la richesse marocaine est ainsi transf\u00e9r\u00e9e du Maroc \u00e0 la France pour servir sa dette. La d\u00e9flation qui a suivi la Grande D\u00e9pression dans les ann\u00e9es 1930 a augment\u00e9 m\u00e9caniquement le fardeau de la dette. Les pr\u00eats semblaient constituer une part importante des flux de capitaux de la France vers le Maroc. Entre 60 % et 70 % de la somme directement emprunt\u00e9e par le gouvernement central \u00e9taient en effet consacr\u00e9s \u00e0 la construction d\u2019infrastructures destin\u00e9es \u00e0 faciliter les investissements priv\u00e9s et cela aux d\u00e9pens du niveau de vie g\u00e9n\u00e9ral de la population. Un quart de la somme totale en valeur constante, pr\u00eat\u00e9e au Maroc, est all\u00e9e aux entreprises en charge de la construction des principaux \u00e9quipements du pays, tels que les chemins de fer ou l\u2019\u00e9lectricit\u00e9. En moyenne, les pr\u00eats repr\u00e9sentaient entre un quart et un tiers des entr\u00e9es totales de capitaux au Maroc entre 1912 et 1945. Les pr\u00eats contribuaient \u00e0 couvrir le d\u00e9ficit de la balance de paiement alourdi par les d\u00e9penses militaires, principalement fran\u00e7aises, mais aussi le d\u00e9ficit commercial devenu structurel.<\/p>\n<p>Au lendemain de l\u2019ind\u00e9pendance formelle du Maroc (mars 1956), l\u2019encours de la dette publique ext\u00e9rieure directe s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 1,084 milliard de dirhams au 31\/12\/1956 (Abdelkader Berrada). Ce montant \u00e9quivaut \u00e0 141 % des recettes fiscales totales durant la m\u00eame ann\u00e9e et \u00e0 101 % des rentr\u00e9es cumul\u00e9es de la taxe sur les produits et services (TPS) entre 1956 et 1960. Il faut prendre en compte aussi la dette publique ext\u00e9rieure garantie par l\u2019\u00c9tat au profit des offices et \u00e9tablissements publics, des soci\u00e9t\u00e9s concessionnaires et des soci\u00e9t\u00e9s mixtes. Celle-ci se monte \u00e0 383 millions de dirhams et 9 millions de florins en 1964, soit pr\u00e8s de 20 % de l\u2019encours de la dette publique ext\u00e9rieure du Tr\u00e9sor.<\/p>\n<p>L\u2019emprunt contract\u00e9 en 1910 sous le r\u00e8gne du sultan Moulay Hafid, pour une dur\u00e9e de 74 ans a \u00e9t\u00e9 rembours\u00e9 par anticipation en 1966 au lieu de 1984. Il se trouve toutefois qu\u2019en 1994 le budget de l\u2019\u00c9tat portait encore la marque des emprunts \u00e9trangers contract\u00e9s entre 1912 et 1956 (remboursement du principal et paiement des int\u00e9r\u00eats et commissions). Exclusion faite des variations du cours de change, le co\u00fbt de la dette publique ext\u00e9rieure h\u00e9rit\u00e9e du Protectorat (int\u00e9r\u00eats et commissions) aurait repr\u00e9sent\u00e9 l\u2019\u00e9quivalent de 150 % de l\u2019encours une fois rembours\u00e9 dans sa totalit\u00e9 ! (Abdelkader Berrada).<\/p>\n<p>La monarchie, en signant l\u2019acte de la nouvelle d\u00e9pendance envers la m\u00e9tropole en 1956, s\u2019est engag\u00e9e \u00e0 payer les dettes coloniales odieuses et ill\u00e9gitimes utilis\u00e9es pour asservir notre peuple pendant 50 ans. Elle a fait supporter ce fardeau aux nouvelles g\u00e9n\u00e9rations. Aujourd\u2019hui, la France est toujours le premier cr\u00e9ancier bilat\u00e9ral du Maroc avec 35 milliards de dirhams. N\u2019est-il pas l\u00e9gitime d\u2019exiger que ces dettes soient abolies en compensation minimale du pillage de nos richesses et de la destruction de notre environnement par la France ? L\u2019Italie, par exemple, a engag\u00e9, en 2008, un montant de 5 milliards d\u2019euros (environ 50 milliards de dirhams !) pour compenser les d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par sa colonisation de la Libye de 1911 \u00e0 1942, et conserver ses int\u00e9r\u00eats dans le p\u00e9trole libyen.<\/p>\n<p>Imm\u00e9diatement apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance formelle, le Maroc tombera dans une grave crise financi\u00e8re. Commencera alors l\u2019intervention de la Banque mondiale, \u00e0 travers une s\u00e9rie de pr\u00eats, dans la politique \u00e9conomique du pays. La monarchie recevra des pr\u00eats alors qu\u2019elle r\u00e9primait durement l\u2019opposition de gauche radicale, liquidait les figures de l\u2019Arm\u00e9e de Lib\u00e9ration et imposait un \u00e9tat d\u2019exception et de terreur qui a dur\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990. La dette existante a pour une bonne part \u00e9t\u00e9 contract\u00e9e au cours des \u00ab ann\u00e9es de plomb \u00bb et peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme \u00e9tant une \u00ab dette odieuse \u00bb. Elle doit faire l\u2019objet d\u2019un audit populaire pour en d\u00e9terminer les conditions d\u2019engagement et surtout d\u2019affectation (Qui l\u2019a contract\u00e9e ? \u00c0 quoi a-t-elle servi ? Qui en a profit\u00e9 ?). Une sorte de \u00ab Commission \u00c9quit\u00e9, V\u00e9rit\u00e9 et R\u00e9conciliation \u00bb propre \u00e0 la dette\u2026 [1].<\/p>\n<p>En effet, l\u2019audit de la dette publique nous permettra de d\u00e9finir les montants de la dette odieuse et ill\u00e9gitime associ\u00e9s \u00e0 la p\u00e9riode coloniale (1912-1956) et aux \u00ab ann\u00e9es de plomb \u00bb (1961-1999) &#8211; ces derniers sont estim\u00e9s \u00e0 19 milliards de dollars (environ 160 milliards de dirhams) &#8211; et d\u2019exiger leur abolition.<\/p>\n<p><strong>Bibliographie consult\u00e9e :<\/strong><\/p>\n<p>Adam Barbe, Public Debt and European Expansionism in Morocco from 1860 to 1956. Master Public Policy and Development, 2016, \u00c9cole d\u2019\u00e9conomie de Paris.<br \/>\nAyache Albert, Le Maroc. Bilan d\u2019une colonisation, version arabe.<br \/>\nAbdallah Laroui, L\u2019histoire du Maghreb, Centre Culturel Arabe<br \/>\nAbdelkader Berrada, La d\u00e9pendance \u00e9conomique \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de l\u2019ind\u00e9pendance politique : le cas du Maroc (1956-1972)<br \/>\nRenaud Vivien, Jos\u00e9 Mukadi, Victor Nzuzi, Pauline Imbach, Luc Mukendi, \u00ab La r\u00e9paration des dommages de la colonisation : l\u2019Italie et la Libye relancent le d\u00e9bat \u00bb. 2008, http:\/\/cadtm.org\/La-reparation-des-dommages-de-la<br \/>\nCet article est tir\u00e9 du magazine semestriel AVP (Les autres voix de la plan\u00e8te) du CADTM, n\u00b076, \u00ab Dettes coloniales et r\u00e9parations \u00bb disponible \u00e0 cette adresse : http:\/\/www.cadtm.org\/Dettes-coloniales-et-reparations-17397.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Omar-Aziki?lang=fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span id=\"nom\">Omar Aziki\u00a0<\/span><\/a><\/p>\n<p>est membre du secr\u00e9tariat national d\u2019ATTAC CADTM Maroc et du secr\u00e9tariat international partag\u00e9 du CADTM.<\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/www.cadtm.org\/Le-Maroc-face-aux-empires-coloniaux\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">le lien Original de l&rsquo; article\u00a0<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Les dettes publiques constituent un m\u00e9canisme essentiel dans la strat\u00e9gie de conqu\u00eate et de domination du capitalisme. 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